Éveil

L’éternité est un lent combat
Pour lequel tu t’es porté soldat

 

Relaxe, la vie c’est rien qu’une théorie

Une fois sur l’échelle croche
Qui traverse les clartés
C’est en sautant dans le noir
Que l’on apprend à monter

Si d’un autre côté sans blague
La vie n’existe qu’en théorie
On doit bien croire en l’amour
Pour se faire à croire que l’on est

Le corps en drôle d’appareil
Se cuve du fiel à distiller mieux
L’esprit un ingrédient secret
Déchante ses restes de Dieu

Qui fiche le feu à ta maison
Jette les clefs de ta raison
Avant de cocher la case
De you que t’étais parti

Égrener le chapelet d’être
De ton masque bien dompté
À l’école nommée société
Tous les autres sont toi

Tes miroirs reflétant en chœur
Les distorsions de tes choix
Sourire amer de vérité improbable
Dans un environnement sans vin

Ce serait terminal aussi le sages
Suggèrent la rasade de vodka pur
Pour mieux faire passer le cyanure

Si d’un autre côté sans blague
La vie n’existe qu’en théorie
On doit bien croire en l’amour
Au lieu de mesurer son cercueil

C’est toi qui mène la danse
Du tango nommé univers
Avec un pied dans le noir
L’autre saoul de Lumière

Laisse ton cœur s’envoler
Libéré de sa cage
L’âme légère d’un pinson

Si d’un autre côté sans blague
La vie n’existe qu’en théorie
On doit bien croire en l’amour
Sinon c’est de trouille qu’on crève

Bien sûr tu te mentiras
Tu ne voudras pas y croire
Tu te tromperas de chemin
Jusqu’au sommet de ta mission

Si d’un autre côté sans blague
La vie n’existe qu’en théorie
On doit bien croire en l’amour
Pour que le rêve persiste et saigne

Astronaute d’inversion

Astronaute tout compte fait d’inversion
Victime de vitesse superposée

Sous perfusion aux contraires dynamiques
Gros plan sur du dégonflé

Le film repasse déguisé en pansement
Avec la plaie de coquille déchirée

Derrière les blancs de synchronicité
Désarmé à la foi obscure que rien n’exclut

D’autant qu’il n’y a pas un seul brin d’herbe
Sans son ange qui fouette avec tendresse

Au casino du prochain numéro magique
Alors que l’esprit bluffe effrontément

Sur le massacre en cœur désagrégé
De tous les coins venus nous réunifier

Lavage en famille de linge sale cérébral
Mains en l’air à moins que tu ne m’entende mal

Codex de nos aspirations sanguinaires
Protégées contre elles-mêmes dans du capitonné

Astronaute tout compte fait d’inversion
Otage du mensonge qui fera tout basculer

Un pirate ça navigue plein cap sur l’autoréalité
Détendu comme une boule de cristal

Analysant de sempiternelles embouchures
Et autre dopage de canal égaré depuis la source

Difficile de choisir la combinaison gagnante
Quand la réponse ne se divise qu’en Un

Pourtant plus la planète sécurise son nombril
Plus l’individu se sent vulnérable et isolé

7 milliard de solitudes sans 2 capables de se croiser
Sur une branche sociopathétique

Brisée comme une marche sur l’échelle
Lorsque cascade le ciel sous basse résolution

Après le camping du carnage hors-saison
Sur la une de tous les sourires qui calculent

Autant livrer le radium de l’autre côté du temps
Faudrait se magner surtout pourquoi faire

Astronaute tout compte fait d’inversion

Tous les points sur un seul i

Languissant morphine mambo
Vers un matin qui dure l’éternité

Détecteur de manque de watts
Capteur de soudaine catastrophe

Caresse-moi en dents-de-scie
Rassemble tous les points sur un seul i

Rebranche mon fil dans le mille
J’ai un gros gros trophée à décrocher

Décapsule-moi l’écorce qui cligne
Le temps de valser une tornade

Caresse-moi en dents-de-scie
Rassemble tous les points sur un seul i

Scie mais scie donc la branche du signe
Tel un singe sniffeur de slack

J’ingurgite la parade annulée
Entre tout ce vide et la clarté

Embrase tout ou redonne moi la vie
Pardonne-moi mes crimes dans ton lit

À la commissure écartelée
De tes lèvres criant Freeze !

Belle comme une parfaite crise
Battant des cils en forme de barreaux

Compresse-moi entre tes replis
Donne une chance à ce vieux mal pris

Shine scintillante étincelle
Faisceau de défoulement aiguisé

Qu’un de mes vers te morde le tibia
Calvaire de prise d’otage filiale

Ligne sur du détonateur en gros
Vienne la peau déchirée sur le dos

Et la vague que tout aspirera
Par le chas du mur de cris

Égolutionaire

Sous l’horizon lacrymogène
L’austérité impose un éclairci

Au bout de sa laisse la civilisation
Coagule sur un semblant de sensation

La prochaine mission signe
Son hurlant feu de clarté assassine

Elle va nous brûler la crevaison
Au bout de notre source tarie

Nous remonterons blindés
D’une solide insoumission

La croix de la racine en berne
Autant dire heure zéro sur terre

Après les os et ce fichu bordel
De poussière démembrée

Autour de l’égolution spontanée
Nous nous immolerons pour le fun

Faute de temps notre illusion
Flambera comme un dernier prix

La crise un vent de changement
Brassera des particules conscientes

Installe ton corps en plein campement
Marie la tribu sous le firmament

Desserre l’étau du singe savant
Ouvre ton cœur comme une mission

Aux yeux de ton sang Indien
La guerre sera toujours une accalmie

Saison de l’Échelle

Les lignes se croisent, tout s’efface
C’est la saison de l’échelle
Le destin se joue à la marelle

L’avenir une parade déjà passée
Sous le soleil d’un seul désir
Tel un affront sans foi ni loi

Tu montes, allons raconte
C’est la saison de l’échelle
La sensation de l’éternel

Mes compteurs jurent zéro
Qui aura le dernier mot
Les villes dansent le krach

Sous un volcan de faux-cash
Tout trahit avant d’aimer
C’est le filet sous l’échelle

La crevaison de la bulle
Du monde qu’est imaginaire
L’inversion du cycle frise l’éclair

Tout est amour en une guerre
Qui grimpe à cloche pied
Vers ze next sphère

Les lignes se croisent, tout s’efface
C’est la saison de l’échelle
Le destin se joue à la marelle

Vers chez les mutants

Vers chez l’incident
À mesure que tout se rejoint

Que tout se rassemble
En un point singulier

La nature suit son plan
À la perfection initiale

Le flot des connexions entre nous
Va coaguler plus serré d’un cran

Déchirer au moins des vêtements
Et noyer le dernier chien savant

Ensemble partout à la fois
À mesure que l’on se rejoint

Les murs vont tomber
Des villes vont brûler

Un déchirement par en dedans
À présent tu le ressens

Tous les compteurs veulent zéro
Sur la photo moins une dent

Diagnostique sans éclaircie
Tsunami de cancer en série

Tu t’accrocheras à l’écran
Qui supplante le corps

Notre point veut monter
Sur l’échelle des degrés

Plus subtiles que l’espace
Et rapides comme le vent

Se perdre dans la sensation
S’accrocher à la vague
À la montée qui revient

Vers chez les mutants
À mesure que tout se rejoint

Que tout se rassemble
En un point singulier

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.