Tiens ! un peu de poésie
Cela devrait nous détendre
Nous sommes sur une île
Le bruit des oiseaux
Les vagues, une guitare au loin
Le bateau nous en jette
Tu souris en lançcant
Des regards aux alentours
Moi aussi je n’en reviens pas.
Tiens ! un peu de poésie
Cela devrait nous détendre
Nous sommes sur une île
Le bruit des oiseaux
Les vagues, une guitare au loin
Le bateau nous en jette
Tu souris en lançcant
Des regards aux alentours
Moi aussi je n’en reviens pas.
Armés de nos décoctions d’inconscience
Nous marchons droit vers le ravin
Sous une pluis de météorites futurs
Qui annoncent à l’avenir
Que si avenir il y a
Ce sera de nature contondante
GI Joe pendant ce temps
Pratique son tir
Dans la Nouvelle-Orléans
Qu’ils ont aidé en plastiquant les digues
Pour se créer un terrain de jeu
Les grands meurtriers dînent
Avec notre premier ministre
Et ils se tappent la cuisse
Avec des liasses de billets verts
Qui soudain manquent à l’appel
Les troupes de remplacement
Annoncent soudain que l’Univers
Tout d’un coup est rempli de vie
Alors que le jour avant son inauguration
Nous étions le nombvril de la Création
Certains dorment sur leurs deux oreilles
Au lieu d’en garder une au sol
Pour entendre les bottes
Qui approchent
Vers notre chair
Désormais avariée et à canon
La bobine du film tourne
Et les hommes dansent
La dernière valse du condamné
À payer le prix de son ignorance
Sur un nerf saccadé.

Dans un dédale de renoncements
Je suis vainqueur
Sur toute la ligne
De la petite fortune
Aux aspirations sur un pic
Je fonce à contre-temps
Bâtir le temple du contre-courant
Grave majeur et sérieux
Qui endoctrine mes frères
Et les laisse pour morts
Le long des trottoirs rouillés
Par le sang qui coulera
De leurs coeurs défenestrés
Par la peur de l’inconnu
Au jour du grand putsch!