4h05 Samedi

30 05 2009

Une flamme m”allume

La pression traverse

Ma couronne alerte


Et je sens la terre

Vibrer sous ma couche

Par la fenêtre Vénus

Eemballe mon désir


Mon coeur remercie la Source

En une éclosion lyrique

Incapable de resaisir

Son état d’âme ardent


Sur l’écran crânien

Défilent des visages

Aux regards séduisants

Des celles qui me traversent


Tout mon corps demande

D’emprunter la route menant

À l’être ultime

De mon besoin

Pour ce complément.





TRAVERSER LE VOILE

29 05 2009

Leçons de Réalité Intégrale

(Trois degrés d’humanité)

Dédicacé à ceux que la Paix, la Lumière et l’Amour Fulgurant gifleront à la figure de bon matin! Je songe à Dominick, Étienne, Tristan, Nathan et tant d’autres…

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Journal de Traverse

26 05 2009

S’il existait une justice en ce monde
Ce serait ton lit que je désirerais
Partager pour la dernière nuit
Dans les bras cassés de la terre
Nos deux corps soudés
Jusqu’à en exploser de jouir

L’époque éclipsera tout
Dans un sourire soufflé
Entre les explosions pétrochimiques
Et les maladies bioniques
Je ne sais plus choisir
Ce qui serait la pire solution
Pour tous les concernés

Puisqu’il nous reste une heure à tuer
Avant de finir par y passer
Prête-moi ton corps à scinder
Malgré l’abysse de nos différends
Pends ta chance à mon cou
Je ferai celui qui meurt
De te tenir longtemps la main

Comme sur un mot laissé
Par inadvertance sur la table
Une note sans arrogance
D’un amant au sourire tordu
Mais à la mesure du fulgurant
Colle ta peau à la mienne

Je t’embaumerai le cœur
En hurlant telle une chienne
Happé par un taxi
Au plus clair de ma nuit
Nos caresses seront lyriques
Comme des bêtes à la limite
De leur quota transmissible

Traine-moi vers ton bercail
Donne-moi un sac d’oxygène
Il faut que je te respire
Je n’ai plus mon ruisseau
De sales larmes à te verser
Laisse-moi plutôt te traverser.





Repens, Reprends-toi

20 05 2009

Quand ils ont clamé :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on comprenait,

Quand ils ont crié :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on entendait,

Quand ils ont hurlé :
Repens, mais reprends-toi,
Je me demande ce qu’on espérait.

Quand ils ont balbutié :
Pardonne, pardonne-toi,
Pardon d’avoir cru,
Pardon d’avoir douté,
Je me demande ce qu’on saisissait.

Quand ils ont susurré :
Remets, remets-toi,
Remets ton collier,
Remets ta vie en laisse,
Je me demande ce qu’on percevait.

Quand ils ont chuchoté :
Permets, permets-toi,
Permets-toi le noir,
Permets-toi le blanc,
Je me demande à quoi l’on pensait.

Quand ils ont braillé :
Excuse, excuse-toi,
Excuse-toi pour tes fautes,
Excuse aussi celles des autres,
Je me demande ce qu’on écoutait.

Quand ils ont chanté :
Refais, refais-toi,
Refais-toi un jour,
Refais-toi une nuit,
Je me demande ce qu’on imaginait.

Quand ils ont bramé :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on retardait.


Quand ils ont beuglé :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on prévoyait.

Quand ils ont rugi :
Repens, mais reprends-toi,
Je me demande ce qu’on attendait.





En Attendant le Soleil

19 05 2009

4h04 d’un nouveau jour
Mon corps en plein éveil
Écoute la lumière fine
De la course de l’Univers
Crépiter dans ses neurones

Les muscles me jettent
Hors de moi vers la vie
Que je guette tel un faucon
Pour ne pas en perdre une miette

Par l’urgence imminente
De l’explosion d’un désir
Un déclic me hurle
De ne pas attendre

Au loin dans mon cœur
Je cherche la flamme
Qui brûle toujours
Et ne saurait s’éteindre

Elle seule sait
Que je sais savoir
Que je ne connais
Hélas pas l’amour.





Désert de Toi

9 05 2009

À l’heure du pépiement qui craint
Les oiseaux les plus malins
Emporte en douce ton bagage
Vas-y fais-toi la malle
Sois sage laisse-moi ton lavage
Oublie un slip dans ton linge sale
Sans jamais plus te retourner
Sur le naufrage de ce matin agonisé
Déserte-moi, déserte-moi!
Déserte-moi, éclipse-toi!!!

Buvons au goulot une bière vaine
Loin de la meute au cri de haine
Égales à mon égo devenu zéro
Après tout il est trop tôt
Vas ta route, lâche-moi le dos
Dégage la scène, du balai
Secoue ton col sur le remblai
Hors de mes projections en ruche
Déserte-moi, déserte-moi!
Éclipse-toi, éclipse-toi!!!

Sinon attends que je surface
Allumons quelques cierges
Sur notre autel encore vierge
Traçons dans la cire nos traces
Dans l’après-midi impeccable
En contre-plongée incessant
Nourri de miroirs déformants
Ton reflet accrochera mon parapluie
Plan de coupe sur ton sourcil
Retour sur la caméra fixe
Puisque c’est écrit :
Déserte-moi, je sais déjà
Que tu t’éclipseras!

Habillons nos marionnettes
Gonflées tels des vautours
De leurs plus beaux atours
Effaçant la mémoire de mouettes
Qui n’auront pas croqué la pomme
Tailladée comme le dernier homme
Par une fleur de silhouettes
Déserte-moi, déserte-moi!

Ressassons les restes de nos miettes
Par un soir de césure profonde
Sous une lune prête à éclore
Une qui respire de tous ses pores
À la recherche d’une métaphore
Une qui suppute de toutes ses plaies
Chaque désespoir à la ronde
Déserte-moi, déserte-moi!
Éclipse-toi, éclipse-toi!!!

Oublions nos années mortes
Et le mur de pierres jetées
À la mémoire gonflée de sortes
Du voyage qu’on ne pourra terminer
Sans se laisser naufrager
Sous de souveraines pressions
Au suc des caresses fortes
Déserte-moi, déserte-moi!
Éclipse-toi, éclipse-toi!!!
Déserte-moi, déserte-moi!!!

Convenons ensemble le pacte final
Pour nous étreindre sur un lac en miel
Dans le différend d’une goutte de fiel
Vas en paix, écoute mon cœur, fais-toi la belle
Nous avouerons un jour à d’autres
Qui nous fûmes avant que d’être
Sans profilement réellement racial
Comme un gonflement fatal
Avec mes larmes mesurées au mètre…
Déserte-moi, déserte-moi!
Éclipse-toi, éclipse-toi!!!





AU BORD DE L’AMOUR

3 05 2009

Comme il ne me reste que l’Amour

Je m’agenouille au bord de ma déroute

Devant la pancarte au sens interdit

Viens donc jusqu’ici me retrouver

Comme si mon seul unique combat

Se cristallisait soudain tel qu’on se déboute

D’ un mirage cruel doux mais aveuglant

Une image de toi qui me lâche

Le courroux trouble invivable

D’un chauffard ivre et enragé

Qui pense à moi dans le tournant

De la fin de sa dernière chance

Fracassant un mur de soutènement

….

Comme il ne me reste que l’Amour

Qui souffle à en perdre haleine

C’est avec les yeux bandés

Et le cœur désormais en laisse

Que je nage la pénultième brasse

Dans une mare infestée de requins

Déguisés en béquilles inertes

Que vais-je faire de toutes ces dents

Appuyées à mon vieux corps doré

De souffrir et sourire encore

Malgré le poids de ma courte chaine

Si tu partais pendant mon sommeil

Ce serait toi de partie quand même

Comme il ne me reste que l’Amour

Dans ce désespoir intangible

De m’en sortir tout rond

Avec un gram de peau

Agrafée à l’affiche déchirée

Qui me caresse les os

Ne te fatigue pas de moi

De mes oublis et de mes absences

Il faut bien que je cherche

Dans le dédalle de mes souvenirs

Pour toutes les années à l’égout

Que je me suis perdues

Pour terminer par me retrouver

Dans notre décor à huis clos

Comme il ne me reste que l’Amour

Avant le coup qui ira loin du mur

Celui de la dernière manche

Que frapperait le ciel flamboyant

Du jour incendiaire qui se prépare

À céder pour tout nous dire

Dans un champ couleur de blé

Pour les années qui restent

Du ce corps à cœur déçu

Au beau milieu d’un carrefour

Où ma place est réservée

Mon siège depuis toujours prépayé

Comme il ne me reste que l’Amour

Tous deux seuls dans les rues

Nous traversons la nuit

De nos infinies insomnies

Nous suicidons nos idées noires

Par une solide solitude partagée

Remplie des gerbes de nos passés

Mes promesses de linceuls

Arpentent ensemble les trottoirs

Comme il ne me reste que l’Amour

Alors que soudain le soleil luit

Accoudé au bar de la fin de l’espoir

Je vois dans tes gestes

Que tu penses encore à lui

Mes ailes se rétractent soudain

Dans la cage de mon piège

Je mets les mains dans les poches

Et mes yeux te caressent longuement

Alors que je souris en fermant les yeux

Pendant que c’est à lui que tu crois

Je songe à tous les mots injustes

Que je ne te dirai pas

Comme il ne me reste que l’Amour

Je songe à toutes celles

Dont parfois encore je me souviens

Qui sont venues pour traverser

Sans jamais plus se retourner

Et avant qu’il ne soit trop tard

Je pense à tes longs doigts si fins

Traversant ta chevelure de cuivre

Dans la pénombre à demi-nue

Mon cœur bat fort de chagrin

Cela suffit à me rendre heureux

Cette image incitant l’aventure

Alors que je cherchais quelqu’un

Qui voulait me souffrir pour toujours