poésie québécoise/spokenword

Seulement plus demain

La bombe à neurones
Secouera les sleepers
Les agents incrustés
Dans ton cursus d’éveil
Leurs boutons vont s’activer
Ils sauront que tu sais
Qu’il n’y a plus depuis
Longtemps déjà de pays
Qu’un autre système
Mis en place gère le climat
Sauf pour ce qui tombe
De l’espace
Et c’est la vrai raison
Pour les batteries anti-missile
Pas pour Moscou ou Washington
Bien pour ce qui s’apprête
À nous chier dessus du ciel
Le reste que du pain et des jeux
Pour ceux qui jouent le rôle de dieux
Tu aimes bien les jeux n’est-ce pas
Apprends celui de la vie
L’âme compte pas les corps
Tout est un film
Que ‘tu’ te projette
Les figurants, surtout ceux
Que tu peux alors là pas sentir
Sont des reflets de qualités
Que tu as en ton âme
Et pas seulement les positives
Nous sommes tous préprogrammés
Dans nos ordinateurs corporels
Pour atteindre la connaissance
Et nos leçons ne sont pas si complexes
Pourtant nous continuons
De faire le mauvais choix
Le réel grand format
Si cher de ta peau payé
Va bientôt
De partout se dessouder
La terre même commence à s’ouvrir
De toute part
Des serpents vont matérialiser
En empruntant des corps-costards
Imbus d’eux-même au pouvoir
Sous nos yeux
Ils vont abattre
Beaucoup de pauvres
Mal informés
Quand les dés vont indiquer
Fin du dollar
Il sera trop tard pour quitter
La ville le comté le pays
Il sera toujours trop tard
Car c’est qui tu es
Ce que tu es
Et pas ta location géographique
Qui déterminera ce que tu subiras
Avant de sauter dans le conduit
Le trou de vers
Accroupissons-nous devant
Le tas d’os, la poussière
Du soulèvement en silence
Nous envions les trucidés
Par peur d’habiter la poubelle
Que nous avons construit
Fera pas le poids
Pour le future
Qui nous pue déja au nez
De moins en moins certain
Des enfants de nos enfants
Au bout d’une chaîne
Autour du cou
À la place d’une croix
Une ruse mise en place
Par nos créateurs
Dont les descendants
Sous nos pieds
N’ont jamais vu le jour
Mais travaillent sur les corps
Qui remplaceront les nôtres
Dans des laboratoires
Et des bases pour le clonage
Du futur augmenté de savoir
Pour que d’autres âmes
Puissent refaire le cycle
Dans l’ère interglaciaire
Qui souffle sous ta porte
Au silence de toute voix
Oublie tout
Ce que tu as appris
Quand j’aurai fini
De compter jusqu’à cinq
Tu te souviendras
Que dans le grand tableau
Minéral, végétal, animal
Parleur créateur
Là ou le corps termine
Hors temps espace variable
En lettres de feu
Dans l’obscurité dense
Ses mots se perdent
Seule la connaissance protège
Dans le vacarme de la fin
Pose toi des questions
Reste pas sur ta faim
De comprendre pourquoi
On plie déjà les chaises
Confiant qu’ailleurs
Sans doute autrement
Tout recommence
Ici on ne dira seulement plus:
… demain
Pas après la nuit
Des comètes jamais
Plus demain.
danleMiel,
5 juin 2014

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4 réflexions sur “Seulement plus demain

  1. J’aime bien la clairvoyance apocalyptique.
    Cela donne un côté "questionnant" à ta poétique.
    Pour autant, j’aime mal de ce côté du miroir
    Cela donne un côté "dangerogisant" à l’Histoire.

    Et de savoir que nous sommes si nombreux
    Au point du péril, en devenir malheureux.

    Et de l’Univers attendre pour réponse
    La rupture biotique s semonce
    Croissez et multiplier mais sans virus
    Sinon Aphasie et hop au terminus

    Merci

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