littérature/poésie québécoise

Verbe Aimer

Je fais de mal à personne
Depuis que je croise
Sa lumière égale
Le visage vers le large
Ma correction verse

Un peu de sel
Dans les plaies vives
Vers la loi Une

Je m’agenouille sous le joug
Du poids de la clarté
Qui pourtant coule
De source sûre
En un fleuve immuable
Tel un direct à la tempe
De la loi Une

Pas de pénurie en vue
À mesure que le vague gronde
Ce qui ne me tue pas m’améliore
Dans l’art de disparaitre vivant
Les messages sont plus denses
Il apparaît que je me suis créé
Pour revenir en son sein
En un geste d’aller en Paix
Dans la loi Une

Ma coercition toutefois allûme
Des feux traversant la nuit
Pour guider les organes
Qui commencent à senser
La lueur dorée d’une culbute
Se profiler dans l’air

L’ampleur de notre chute
On a beau expliquer cupides
Que l’utopie est tombée
De la selle d’un cheval fou
Abattu aux manquements
À la loi Une
Cela étranglera des rêves
Et des hivers à la pelle

Puisque l’on ne sait pas
Aimer les uns les autres
Reste plus qu’à agir
Pour la beauté du plan
Notre spirale vers le fond
Est sur le point de se lever
À la place du soleil
Dans le grand drapeau
Du ciel encore bleu
Et noir de peur frémissant
À la colère de Dieu
Par la seule force Créatrice
Du Verbe Aimer.

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