poésie frontale

Vers chez les mutants

Vers chez l’incident
À mesure que tu me rejoins

Que tous nous ressemblent
En un point singulier

La nature suit son plan
Sur les dents-de-scie à l’ infinie

Le flot des connexions entre nous
Veut coaguler plus serré d’un cran

Déchirer au moins des vêtements
Et noyer le dernier chien savant

Ensemble partout à la fois
À mesure que l’on se rejoint

Les murs vont tomber
Des villes vont brûler

La terre va s’entrouvrir
Au cri du cœur des volcans

Un déchirement par en dedans
À présent tu le ressens

Tous les compteurs veulent zéro
Sur la photo moins une dent

Diagnostique sans éclaircie
Tsunami de cancer en série

Guerre à l’âme à babord
Et futile désappointement

Tu t’accrocheras à l’écran
Qui supplante le corps

Notre point veut monter
Sur l’échelle des degrés

Plus subtiles que l’espace
Et rapides que le temps

Se perdre dans la sensation
S’accrocher à la vague
À la montée qui revient

Vers chez les mutants
À mesure que tout se rejoint

Que tout se rassemble
En un point singulier

DanleMiel
11 sept. 2011

2 réflexions sur “Vers chez les mutants

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