poésie québécoise

Le dessus sur son opposé

Nos naufragés émergent au cœur de la tourmente

Armés seulement du verbe aller

Dont les experts ne savent quelles conclusions

Encore tirer, sinon que tant qu’à tirer

Tirez sur quelqu’un d’autre, ceux-là savent

Qu’on peut même pas les torturer

Après un accident jugé mortel soit disant

Ils se réveillent dans cette étrange réalité ici

En priant que cela ne revienne à la normale

L’âme dans ses nouveaux habits module la formule

Prépare le curriculum qui servira de sérum

Pendant que le corps croupira épuisé

Grommelant soudain la langue du sauvage

Culture et refrain de cet alentour conditionnel

Alors que la partie du corps avec des ailes mènera

Sur plusieurs plans sa conquête parallèle

Dans les couloirs d’un collège transparent

Somme des sens tournés vers ce cœur brisé

Perdu dans l’encre du créé, à chacun le sien

Tels des détails que l’on rêve d’oublier

Aussi vrai que god admire ce qu’il a créé

En clouant sur son passage de terribles atrocités

Toujours à titre de conseil amical virtuel

Dessoudant la pays plutôt que de le labourer

Savoure à fond combien l’amour détruit

Ensuite tu auras ta licence pour créer

Ça ne lésine pas sur les décimés, la vérité

Aussi vrai que l’injustice bosse chez les anges

Qui suivent son cours au suivant suivant

Le verbe aller décline peu à peu de conjuguer

Sauf au-dessus du donnant-donnant

Dans une alliance contre nature

Régurgitée par le corps comme un s.o.s. car

Il y aura toujours de la fracture à essuyer

À chaque instant présent tu choisiras

Pourtant uniquement toujours

Entre l’Autoréalité pleinement assumée

Signifiant de distinguer entre ce « quoi » que tu es

Et tous les autres « quoi » flottant dans la clarté

Là quand plus on accepte de changer

Plus la Lumière intercède et nous en fait suer

Bref la création sans ton consensus

Telle que tu l’as toujours subie

Ce ne sera plus ta tasse de thé

Vrai comme god répare tous les pots

Inutile de tergiverser au retour

À genoux nus pieds sans chapeau de cowboy ni Cadillac

Embrasse au retour d’exil ta propre crasse presto

Signifiant que si toute l’humanité est en moi

Il y en a plusieurs à qui je demande pardon

Les gens qui t’entourent sont ta tribu

Ding ding mise à jour le programme

Marie-toi vite sinon t’es Next ! au poteau

(ahaha… genre le diable dans le fond,

mais il a raison ce sacripant)

Va te montrer de quoi tout es capable

Quand tu t’y mets épais sur la beurrée

Entends-tu les hélicos dans le claquement

Des bottes au bout d’une laisse

Quand tes miradors aveugles

Auront suffisamment sué

La bile de l’immondice d’iniquité

Auras-tu assez dormi sous le phare

Depuis que le pont se sera écroulé

Pour accepter ton prochiant degré

Qui lui ne se limite pas au 3D

Aussi vrai que god est seul en toi

C’est rien que lui qui veut te niquer

Sous toutes tes coutures au moins

Ou exactement l’inverse sachant de qui ça vient

Là quand plus on s’efforce de se rendormir

Plus le rêve prend le dessus sur son opposé

Regarde moi bien cette table mon ami reste

Goûte à la terre ma parole du ciel décanté

Aussi vrai que la catastrophe va débarquer

Pour te servir de réveil matin

Tsunami volcanique et revirement de fonds de retraite

Saoul sous la table de la taverne

Que peu à peu tu te redresse

Géant longtemps oublié dans la caverne

De l’allégorie de Platon

Tout de même pendu au fil

Qui te relie à la clarté

Là quand plus on s’efforce de se rendormir

Plus le rêve prend le dessus sur son opposé

Là quand plus on s’efforce de se rendormir

Plus le rêve prend le dessus sur son opposé

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