création/littérature/poésie/poésie frontale

Entre nous, le ciel

Pied de nez à la roulette russe
Avant la tempête de transparence
Qui ouvrira la réalité telle une conserve
Basée sur des pronostics décevants
Car fondés sur l’espace et le temps
L’on verra avant la fin que ce n’est
Que le début, une porte qui ouvre
Comme dans un film de science-fiction
Un scénario sans queue ni tête
Ou des êtres: ‘nous en occurrence’
Faisons des incursions dans le tissu
De la boucle dont nous sommes otages
De l’esprit prenant chaire
Pour y voir plus clair

Tous reliés par des filaments de désirs
Du plasma entre nous la matière se fixe
Chacun son shoot de véritable création
Nous sommes un léviathan en manque
Le nombril d’un monstre
Qui se désintoxique
Un immense junky inconscient
Aux huit milliard de petites têtes
Comme dans « The Fly »
Qui pètent un câble et chialent:
– Pourquoi moi!…
À jamais et ce n’est pas un erreur
Ni de fabrication ni de matériaux
On sait creux en dedans que nous
Dématérialiseront: il suffit de
Se souvenir!

Pouff! Disparue la matière!
D’un seul rayon bien senti
Un qui ne se cache plus
Un dont les ramifications sont telles
Que personne ne pourra
Pointer du doigt vers quiconque
Car la guerre n’est pas ici bas
Entre une quelconque bande de gais tarés
Contre des rebelles sortis des banlieues
Ou se battre ou crever de faim restent
Nos deux seules options
Mais se battre contre qui?
Se battre au nom de quoi?
Bien sûr ça doit rester réaliste
Alors qu’autour oui ça meurt
Toi tu n’auras pas cette chance-là

Dure à cerner la banlieue de partout
Quand on a vu que nulle part
Est notre demeure
Sans nos corps l’étincelle
Est éternellement au centre
De Tout le créé
Que nous commandons à l’écran
Et qui se manifeste en et autour de nous
Le bras gauche sous le ciel
Nous n »avons jamais bougé d’un iota
C’est la boucle de film qui change
Enfilant à l’histoire de ces ailes
Sinon plus rien ne nous soutient
Poussière rouge dans les veines
Entre nous dans la connexion
Flotte un Dieu sans limites
Un miroir avec plus de facettes
Que la somme de la dette
Du pays nommé ‘vous savez qui’
Dont le plafond n’a de cesse
Que de grandir, un géant
Ça fait ça: grandir mais
Telle le requin en captivité
Ne grossit que jusqu’aux limites
De l’illusion le maintenant en cage

Sans jamais exploser au visage
Vivant maintenant sans solution
La dernière baffe de potentiel
Piqué au radium enrichi
En attendant le cri des bottes
Sur fond de hurlements contondants
Désenchaîné lors des aveux
Sur le vif déchiré d’adieux
Au cahier d’écolier en flammes
L’apesanteur vaut sa leçon
De mal barré qui serait parano
Enrobé du suc des barricades
Un velours sans prétention
Que les faux prophètes hurlent
La prochaine catastrophe
Débordant de la une de l’actualité
Vive la gué-guerre ce soir on meurt

Ne compte surtout pas sur un
Rapport de force signé faiblesse
Persiste et saigne en masse
La tache noire qui coagule à la lumière
Monstruosité bedonnante qui pense
Aux complexes que dalle
Parmi tous ces ‘je’
À la queue meuh meuh
Mise enfin entre les mille matelas retournés
De la face cachée de ta foie
Qui se résume en la peur de mourir

Implémentez puis mentez
Mentez jusqu’à votre dernière dent
La subversion c’est officiel
Attend salement son tour
En suppléant la chaire
À l’amour collatéral
Des canons sciés
Une fois résolue la cible
Du manque sans issue
Que l’adrénaline lors du conflit
Cantonnera au retranchement
Tant pis approchant à grands pas
De ce qu’il me reste de munition
Pas encore robotisé mais pas loin
D’une lobotomie systémique

Aux raisons de notre démembrement
Trinquons à la défenestration
De tous les agents circonstanciels
Comprenons enfin qu’ils sont une aide
Descendus d’un barreau de l’espace
Intersidéral qui nous sépare
Parfois de nos proches
Venus boire le miel de la vérité
Avant qu’il ne se tourne en fiel
Ou en la une des journaux
Et que le commun des mortels
Efface le sens du mot cadeau
À en oublier de dire Merci!

(“«Il n’y a rien hormis Lui*», ce qui signifie qu’il n’existe aucune force au monde qui soit en mesure d’aller à l’encontre de la volonté du Créateur. Et si l’être voit qu’il existe des choses en ce monde qui nient ‘Pamlia Shel Maala’ (la Cour Céleste), c’est parce que ainsi en est Sa volonté. Cela est considéré comme une correction, qui s’appelle «la gauche repousse et la droite attire», c’est-à-dire que ce que la gauche «repousse» est considéré comme correction. Cela signifie qu’il y a des choses dans le monde dont le but est de détourner l’homme du droit chemin, par lesquelles il est rejeté de la ‘Kédousha’(קדושה).” Extrait de Shamati, article 1 (J’ai entendu) du Baal HaSoulam telle que noté par le Rabash.)

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