poésie/poésie québécoise/slam/spoken word

Job de bras _2.1

Ne comptant plus les morts
One two?!

(solo de guitare)

One two?!
Qu’en terme de trous
One two?! One two?!
Aux nuques retrouvées
Du mauvais bord
De la ligne rouge tracée
Avec leur sang dans le sable
Des promoteurs aux balles perdues
Notre sale job de bras
Sur l’autre moitié de l’humanité
Nous portera à contusion
One two?!

Madame Monsieur
Avec le bran de scierie
Sur la table des négoces
Le Congrès saisi du dossier
Des jets de combat sur les porte-avions
En stand-by pour le remplacement
Des missiles vieux de vingt ans
On doit bien en justifier deux ou trois
C’est la saison du budget à l’année
Pour nous engourdir au-dessus
Des épaules les jambes mentales
Entre la pancarte: ‘À Vendre’
« Peut-être même: À Louer »
On fait l’aller-retour en cart de golf
Sur le pont du front éloigné

Décompte des dodos filmés
Avant le bombardement
À la bourse du moins offrant
Qui tire la ficelle gagnante
Au jeux du donnant-donnant
En retour d’ascenseur Nobel
Vient au moins le puzzle
Du Moyen Orient qui n’a rien
De moyen hormis son nom
Tel un nonosse de chair
D’enfants et de mères à canon
Pour laisser se refaire les dents
À des cannibales venus
D’un lointain continent
Pitbulls enragés en série
Diplomates pas vaccinés
Pour la rage nécessairement
Donnez-nous votre impression

Question sur la dernière fois que vous avez
Puni un dictateur monsieur
Le président des ‘zétas-zunis’
Après vous, on vous en prie:

Réponse:

« Le feu au bran de scierie?
Et la charte sismique à récrire
D’un seul arc-en-ciel signé ONU
Comme si c’était hier!
Qu’on a appris à créer
Les tremblements de terre
Personne n’a entendu
Qu’il n’y a plus de pays mais
Des rois sur la patente
Qui s’envoient des pourriels
De menaces bien élevées
Une unique armée OTAN
Tant de scories à fendre
Tant de maladies à vendre
Et d’ennemis à concocter
Pour le cancer télévisé
De tu m’en diras tant
Quand dans une boite
Reviennent les restes
De vos enfants
Afin de justifier l’ignominie
Ce message format
Trop de zéros pour les compter
Au dernier krach dollarifère
Menace qui vient de
Si haut qu’entre nous
Le ton va hausser d’une coche
Tel le murmure indécent
D’une menace tenace
Qui se croise les pouces
Au lieu de se magner le cul
Signifiant que systématiquement
Une fois la mise sous tension
Perpétrée contre vous il y aura
Nuit et jour des menottes
À votre filière particulière
Vous savez ce qui arrive
À certains journalistes
C’est pas si long
Le ‘shift’ de la vie, you see?
Quelques trilliard de bits
Hurla le président, seul
« Sinon: vous serez puni(e)s »
Dans un puzzle réussi il faut
Que chaque bit fit son nid
Qu’il n’en manque une
À la fin de la civilisation…
Américaines, américains
Aidez-nous à terminer
Le puzzle géo-génocidaire
De 8 milliard de morceaux
Sur lequel nos gars travaillent
Depuis au moins le siècle dernier
Sinon comment savoir?
Si moi-même je ne suis pas
Un cyber-tyran ordinaire
Dans mes chaussures plus
Dispendieuses qu’une voiture
Armé au macro-ordinateur
Comme un méchant dans James Bond
À genoux à cirer les bottes
De notre efficace armée
Juste pour voir combien grand
Une marionnette civile peut voir
Et comment habile elle est
Au siphonnage de pus
Depuis les couilles molles
Du ‘power structure’ mondiale
Jusqu’au cerveaux des exclus »,
lança Barack dans un français
franchement diplomatique.

Mais ceci est mon poème
Et Lui a déjà bien assez
De temps d’antenne satellitaire
Et le fait que ses pythons
Du renseignement
Dans leurs costards
Alimentent l’immense grille
Relayant depuis les 60’s
Et la dérive des continents
Et chaque agenda électronique
De chaque mission diplomatique
Cet intangible décret de parano
Frôlant la psychose pour la une
Des journaux obsolètes
La propagande volcanique
Grâce à internet donnant vie au
Magma en mutation de lettres
Mêlés aux chiffres contondants
Propulsés par le futile statu quo
De nos faits et actes inutiles
Comme si cela pouvait intéresser
Quelqu’un d’autre que de bizarres
Et pervers ravisseurs d’énergie
Malgré ma promesse de ne pas juger
Les gars de la première ligne
Naïfs et innocents compères
Qu’au bord de l’eschaton l’on perd
À mesure que l’oignon perd
Ses peaux aux grosses goutes
Lors d’une première apparition
Feront leur entrée dans l’atmosphère
Qui en prendra pour notre rhume
Et le leurre sera avalé d’un trait
Quand bien même cela
Ne serait pas encore parti
De la ligne de départ de mon idée
La voici en Live! sur le bureau
Communicant depuis mes pitons
Jusqu’aux pythons du président
Où tout le terrible arrive quand bien même
On le voit venir et nous ne savons l’arrêter
Donc nous regardons ailleurs
Qui eut cru le poids de nos pensées
Ce serait si important
À l’équilibre instable
De la balance des choses
Comme de nommer une bombe
En ton honneur pour leur travail
Et exploser ton monde si le cœur t’en dit
Un de ces quatre, c’est sympa!…
De leur part, vous ne trouvez pas?
Du bran de scierie alors?
Je voulais vous offrir
Aussi des courgettes
Nous ne sommes pas des sauvages

Ma parole; à ce que l’on dit
Certifiées nucléaires
Par notre brochette d’experts
Courgettes de l’Iran!
Courgettes nucléaires…
Courgettes pas chères!!!
Ahan… (Flûte qui fait des gammes…)
Un job de bras
Peut toujours mal finir
One two?! One two?!

Directe à l’uppercut
Sur la beauté de Téhéran
Un croc en jambe de bois
Non! On n’ira pas là!
Ça c’est une toute autre émission
Une à effet de schiste
Que ce soit un job de bras
Une jambe de bois
Ou la radiation affectueuse
Tatouée ‘Fuckyou_shima’
Inutile de te raidir les Olympiques
Ou de me répéter tes pectoraux
Mon propre refrain tel un élixir
Ahan… Pas à soir qu’on gagne
Le gros lot
Ton job de bras
Peut toujours mal finir
Un job de bras
Peut toujours mal finir…
Mais ce n’est pas ici
Que vous l’avez entendu dire

(Yo rajoute un peu d’écho…
Et on reprend depuis: one, two!…)
Ton job de bras
Peut toujours mal finir
Ton job de bras…
One two?! One two?!

DanleMiel – 3 sept.13
(à suivre…)

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