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Aucun homme n’est une île

AUCUN HOMME N’EST UNE ÎLE

Pour Ann,

Quand ton souvenir remonte à la surface
Quand ton ombre glisse dans mon dos
Quand ton nom brise sur mes lèvres
Quand ton sourire éclaire ma nuit

Aucun homme n’est une île
Aucun homme n’est une île

Quand ta main ouvre ma porte
Quand ton regard éclate sur mes cils
Quand ton drapeau se plante dans ma terre
Quand ta peau rencontre la mienne

Aucun homme n’est une île
Aucun homme n’est une île

Quand ta voix danse sur mon fil
Quand tes mots me tiennent la main
Que ton corps se love au mien
Quand ton souffle glisse sur ma nuque
Je n’écris plus le meurtre comme avant

DanleMiel -2009

 

 

SOUS UN TOIT

Dans cette ville sous un toit
J’étais je suis-je serai
Déchiré à toutes pelletées
Éprouvé à grandes brassées
Controuvé vers l’épuisement
Pour me faire perdre mon temps

Dans cette ville sous un toit
J’étais je suis-je serai
Encerclé de tous côtés
Poursuivi par une armée
À genoux dans le gros trafic
Démis de tout mon fric

Dans cette ville sous un toit
J’étais je suis-je serai
Inspiré à tout casser
Affranchi à la vérité
Rongé comme une croute
Avec le cœur en doute

Dans cette ville sous un toit
J’étais je suis je serai
Obligé de m’en foutre
Escaladé tel une poutre
Accroché à un nœud croulant
Ou cloué à un fauteuil roulant.

 

REPRENDS QUOI?

Quand ils ont clamé :

Repens, repens-toi,

Je me demande ce qu’on comprenait,

Quand ils ont crié :

Repens, repens-toi,

Je me demande ce qu’on entendait,

Quand ils ont hurlé :

Repens, mais reprends-toi,

Je me demande ce qu’on espérait.

Quand ils ont balbutié :

Pardonne, pardonne-toi,

Pardon d’avoir cru,

Pardon d’avoir douté,

Je me demande ce qu’on saisissait.

Quand ils ont susurré :

Remets, remets-toi,

Remets ton collier,

Remets ta vie en laisse,

Je me demande ce qu’on percevait.

Quand ils ont chuchoté :

Permets, permets-toi,

Permets-toi le noir,

Permets-toi le blanc,

Je me demande à quoi l’on pensait.

Quand ils ont braillé :

Excuse, excuse-toi,

Excuse-toi pour tes fautes,

Excuse aussi celles des autres,

Je me demande ce qu’on écoutait.

Quand ils ont chanté :
Refais, refais-toi,

Refais-toi un jour,
Refais-toi une nuit,
Je me demande ce qu’on imaginait.

Quand ils ont bramé :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on retardait.

Quand ils ont beuglé :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on prévoyait.

Quand ils ont rugi :
Repens, mais reprends-toi,
Je me demande ce qu’on attendait.

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