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1998-2011 tirés au hasard

DANS LE SOIR BYZANTIN

Grimpe aux barreaux de cette page
Pardonnez-moi ma faute de pouvoir
Impossible de ménager
Une majorité des otages
Le long rouillé d’une route
J’enterre pêle-mêle les indisciplinés
De leur propre ignorance
Je les renvoie comme ils sont venus
Les yeux vissés vers le haut
Les convaincus durs comme fer
De la vertu innocente et amplement répandue
Des numéros trop souvent perdants
Ne m’en voulez pas trop, rien de personnel
Je suis un poète, je lance des mots
Vers le fond d’un puits magique
À première vue sans fond
Une crevasse miraculeuse dans la page
Vers la source des grappes d’écho
Au rassemblement de signal
Un félin a ralenti dans les sphères
Quand vos pensées lui parviendront
On croira sans nul doute
Au déraillement d’un train
À perte de firmament
Dans le soir byzantin.

PASSÉ DÉCOMPOSÉ

À l’ombre des indomptables
Recouvrant lentement
Dans le dépotoir des souvenirs
Je m’habitue tragiquement
À la séduction qui décape
Les slogans à la mode, bien entendu
Comme des trous noirs de la pensée
Dans mes idées qui vagabondent
Mais qui toujours respirent
Occupant la différence
Dans mon journal de traverse
Depuis d’imbuvables semaines
Au ralenti des sentences compulsives
Toute ma vie passe
En revue les flash si bien incorporés
Du passé décomposé qui hante mes nuits.

MILLE SOUPIRS

Si les regrets se dilatent
Lorsqu’ils rencontrent
Mes pupilles froissées
Comme des draps
C’est que je m’acclimate
Marchant sur les braises
Je songe à la vitesse
Pendant qu’elle me dévalise
Des souvenirs précieux
Dévalant des pentes
Je rêvasse en douce
Des reflets qui ensoleilleront
Ses jambes un peu gauches
Ses légers renflements
Pour le reste de ma vie.

SOUS UN CIEL D’ENCRE

Ce que je me retrouve
À faire pour être
Ma beauté, ma misère
Au ralenti dans la version
Filmique avec toi
Ma beauté, ma misère
Restera entre nous
C’est clair, avec toi
Ma beauté, ma misère
Et c’est sous notre ciel d’encre
Que tout cela, avec toi
Ma beauté, ma misère
M’est arrivé avec toi
Ma beauté, ma misère
À la rencontre de tes cotés
Pour le meilleur
Avant les relents du pire
Qu’est encore à venir.

GLOBE

Au lèvres d’une crise qui pète
La suite se saigne en krach
Tout claque dans la rage pure
Fini d’attendre ta soumission
Tout bave au bout d’une laisse
Qui snappe comme son constat
À la prochaine partie d’échec
Dans le désert d’aucun bras
Caresse-moi le creux du lobe
Avec des mots comme microbe

ÉCRAN DE FUMÉE

Elle prononce mon nom
Quand elle disparaît
Sous le rasoir des faisceaux
Sans peau dans les spirales
Du poème qui l’invente
La dispersion de ses muscles
Quand elle déboule
D’impraticables échafaudages
Dans un vide sidéral
Et ce qui en tombe
Se jette aux piranhas
De ma page prémunie
Ça laisse de ces traces
Dont les tracas persistent
Tel un tic nerveux
Engourdissant les doigts
D’une fine poussière dorée
Toute ma vie la défie
Dans la ruelle sans flèche
À l’ombre éclaté
Des rushes qui déboulent
Sur l’écran de mon cerveau.

CELLE QUI SEULE SAIT

Loin de la certitude
Quand sa bouche
Se soudait à la mienne
Mais je me souviens
Dans le hors foyer
Du mot justement
Pour tout claquer
J’étais d’une rare précocité
Pour mieux m’entraver
Pendant ce temps
Je fais abstraction
De ses fibres récalcitrantes
Ici je préférerais
Revenir à cet endroit
Précisément là
Pour celle
Qui seule sait.

Remonter un jour la pente
Puis mourir dans une ambulance
Entouré d’étranges inconnus
Trois vies successives
Question de nourrir les fentes
Agrippé à la rampe raide
Pour mes inspirations vertes
Et de plus mûres équations.

Dehors parfois, c’est le soir
Qui s’installe en douce
Dans l’obscurité croissante
Des visages hagards reflétant un danger
Accompagnent ceux d’entre nous
Qui ne demandent pas mieux
Le monde s’émiette
Tel un biscuit jeté à la pluie
Pendant l’ultime ronde nocturne
Et de nouveaux cercles
Sous nos yeux pochés
Alors que de telles questions
Ne se reposent plus
Ni à la lourde ni à la légère
On n’y voit hélas pas
Pas un grain plus clair
Pour autant que cela
Se cache avec facilité
On en restera là.

Jusqu’à ce que la barre saute
Dans ma camisole de faiblesse
Je côtoie des brutes
Je partage le contrat vénal
De ma venue
Et des retours qui s’ensuivirent
Pourvu que je brûle
Assez nu dans l’ensemble
À l’autre bout du monde
Autant que possible
Loin des traces de piqûres fraîches
Je signerai ces mots
Qui vous tiendront
Longtemps la main.

Attendre ton amour
Pourquoi toujours si loin
Depuis que je m’enfonce
Volontaire les yeux bandés
Au cœur de la manifestation
Cabré dans le moment
Du présent sur les dents
Dans ce rêve tu parais
À sucrer l’esprit
En événements mortels
À travers les siècles des siècles
Tu reviens me chercher
En attendant ton retour
Je me noie dans le bar
Aux entrées permanentes
Je m’y délabre à vue d’œil.

Les matraqueurs pétés
S’introduiront par derrière
Sur la place
De l’attaque imminente
Dans le dos
Des accords signés
En sifflant
Les meilleures bouteilles
Au moral sur le carreau.

Monsieur la rechute
Qu’elle m’a surnommé
Et je cherche toujours
Des mots qui riment
Avec court-circuit
Armé de minuit
À implosion garantie
Quelque part de privé
Ses réponses claquent
Je jette mes munitions
Par-dessus bord
Que l’amour porte
Comme un flambeau
Encore et encore.

Elle revient de loin
Avec la rosée de Jupiter
Dans les mèches savantes
De ses cheveux
Dansant aux fenêtres
Comme la pluie
Depuis qu’elle a franchi
La barrière terrestre
Elle murmure aussi
Comme le printemps
Moi justement j’ai
Une heure à tuer
Peut-être même deux
J’écoute son univers
Envoyer des signaux
Qui viennent faire écho
À mes cordes sensibles
Aux premières modulations
Sa voix m’emporte
Je me couche sur une feuille
De son plus beau papier
Racontant de but en blanc
Chaque moindre détail
De ma peur du bonheur.

Traverse des câbles tendus
Sursaute au déclic de syndication
Debout sur sa béquille
Folie de communiquer
Mon cœur a les yeux ouverts
Qui battent de plus en plus vite
Sous le gris d’un ciel que j’ai choisi
De peindre un pixel à la fois
Juste pour moi
Comme une magouillé rôdée
La machine traficote à cran
Signe d’une peur tenace
À même les avertissements
Pas assez souvent répétés.

Le bout de la fin tant annoncée
N’est peut-être pas si loin, ça
Sans vouloir en savoir davantage
Dis une douleur totale, la vraie
Avant de dire au revoir
Par l’entonnoir chaotique
Répète que je surgis
Comme on se désenglue
De l’étang larvaire
Que je suis souvent
Au beau milieu du tohu-bohu
Le bout de la fin
N’est pas si loin
Ça je le sais mais c’est toi
Toi qui me l’a appris
Parle-moi de ma quête
De raideur ardue
Avec mon malheur
Tout chassé-croisé
Tellement plus pressé qu’avant.

Du matin jusqu’au soir
La vie me râpe aux larmes
Je lis sur tes lèvres
De quoi patienter un peu
J’entends le cri hérissé
De ton âme mise à nu
Puis tes baisers
Gravitent alentour
Et finissent
Par éclabousser notre entrain
Étrangement écrasé entre
Les tranches du couvre-feu
Qui nous sont imposées
Comme une relique pileuse
Alors que dehors
Le jour s’écroule à son tour
Tel un vigile abattu
À bout portant sous nos yeux
Par un homme encore une fois
Au même portrait-robot
Que moi.

DM 38

Il ne reste entre nous
Que ce poème absolument explosif
Des victimes terrorisées
Entre le landau au bébé arraché
Que je commence à chercher à la torche
Parmi les plafonniers qui explosent
Dans un poème que pour faire plus recherché
Si cela était un jour à refaire
J’intitulerais DM 38 tout court
Au suivant
Tant pis fragiles bien élevés
Tandis que l’image se brouille
À grands coups de bottes dans l’écran
Laissant une empreinte rouge
Lors du calme relatif après l’onde du choc
Ce poème publicitaire sera suivi
Du silence crispant d’un trou noir
En fondu enchaîné avec le mensonge
À la une des journaux
Et de rien d’autre à noter.

LOUVE DE NUIT

Alors que cent mille abécédaires retors
Dorment à ses pieds de biche
On menace de le remplacer par
Un qui fourgue des étendards
À la place des états d’âme
Dans le désordre de sa foulée
C’est aussi pour mieux l’entendre
Souffler un peu fourbu
Qu’entre deux pauses je frotte
Une allumette contre le père Noël
Dans la crèche où le coeur craque
En attendant que la tempête ne frappe
Aussi je retombe illico des substances
Quand une grande tache rousse
Me jette sa poudre aux yeux
Une qui à cause de la biologie fractale
M’obligera dorénavant d’admettre
En déshabillant son bonbon rose
Qu’un jour ou l’autre dans la nature
Toutes les substances seront les mêmes.

AVIS DE RECHERCHE

Nés au pays qui consiste jusqu’ici
À passer dans le temps
C’est tiré comme des traits
Que l’on nous exécute doucement
Accentuant sur le petit feu

Exposés nous le sommes
Paranoïaques aux pétards d’artifice
Sous un orage de feux de forêts

Alors que démentiel, derrière les portes
Le spectacle du quotidien persiste
C’est l’Histoire dans son engrenage
Où l’avenir de l’Humanité en sale déroute

Civilisation sous le joug avec un grand H
Du mensonge savant, qui s’impose en vérité
Telle une évidence, d’une clarté aveuglante
Que l’on trace confusément entre des nuages
Dans un tas de points de repères imaginés
Dont certains seront précipitamment final
Torturés entre les lignes
On nous aplatit les neurones
En mesurant nos allers
Sur les kilomètres de statistiques en retour
Qui constituent le scénario déjanté
De nos corps mal positionnés au présent.

RÉCHAUFFEMENT DE LA PLANÈTE

J’enfonce l’accélérateur poétique
De ma peine d’amour
Contre vents et reflux
Sans perspective, alors-là nul espoir
De croiser la prunelle de ses yeux comme ça
C’est avec la pédale donc
Écrasée dans le plancher
Que je m’arrache au ravissement
De sa main dans la mienne
Comme un ange maudit
Parfois aussi, je m’appuie le front
Contre le pare-brise du camp
De sa vie de chaque jour
Et je roule toute la nuit
Sous le ciel étiolé
Vers mon extase de croisière
Dans les hauteurs des vieilles terres
Et l’abnégation ultime
Du réchauffement de la planète
Retentit comme un tatouage naïf
Un nouvel attrape nul.

LA PREMIÈRE PIERRE

Je lance donc à mon tour
Les dés couleur de désastre
Je parie qu’à coup sûr ?
Du temps il m’en reste
Pas tant que ça
Dans le casino titubant
Où l’inspiration me charrie
Jusqu’au concours extrême
Des carrés bordés d’as
Niant en silence le contraire
Et les fenêtres éventrées
Détroussées comme des touristes
En nœuds si serrés
Qu’on aspire à l’ambition
Les conséquences sont poétiques
Au secours à la sensation
Admise dès l’entrée
Sur le socle antidérapant
Des idées à l’abri.

À LA RENVERSE

Plus j’avance dans cette folie
Qu’on appelle furieusement la vie
Plus ça tourne au drame
Plus le monde rapetisse
Plus je me laisse glisser
Comme une victime creuse
Sans patente pour me blinder
Vers la tourmente imminente
Plus je gagne de terrain
Moins j’appartiens à maintenant
À nulle part, devant rien
Ce que je dis
Je l’ai acheté
Avec de drôles de fleurs
Poussées sous le macadam
Que nous arpentons
Striés de séquelles
Sur le trottoir du fantasme
Je vous ai reconnu
Jusqu’aux abords
De notre rencontre
Du cent septième type
Mais là c’est comme si
Je ne me souvenais de rien.

QUESTION DE SCIENCE

Avec les bancs d’un brouillard
Que vos avalanches et soubresauts
Ne secoueront pas facilement
Ce que je crois, je l’ai acheté
Au plus offrant des marchands
D’une catastrophe patentée de toute part
Au prochain strophe qui vous terrassera
Des piques bleu nuit au matin de jeudi
Il y a de ça et il y a aussi
Les rouges raisons des ecchymoses
Qui piquent jusqu’aux creux des yeux
En passant par la raison déraisonnable
Mes mauves regrets sont rares
Tout reste hélas à guérir
Des coups foireux en série
Aux déchirantes traces
De piqûres fraîches.

PETIT MATIN

Devant les simagrées
De l’ennemi potentiel
Café noir et blanc d’oeil
Baisers dans le cou
Je me plie en quatre
Dans le genre serviable
Plus j’avance dans son maquis
Un millimètre à la fois
Moins j’en réchappe
Des morceaux incongrus
Comme une tornade
Elle cherche déjà la mer
Après sa ration inéluctable
De destruction salvatrice
Plus elle avance
Moins elle baisse les bras
Plus ça se corse
Plus j’en suis la preuve
Irréfutable
Je me coltine des frais
Devant les simagrées
De l’ennemi potentiel.

LE FOND DU TONNEAU

Beau temps mauvais vent inclus
Je me farcis de bon matin
Ma crise obligatoire de métro
Je vaque et je viens
À peu de choses près
Gagner ma vie que je guette
Telle une bête sournoise
C’est à cause d’un complexe de réalité
Suite à d’interminables nuits pectorales
Tordu sur la corde raide
Que je plie bagage intoxiqué
Au rite des mensonges telluriques
Dehors le jour carmin
Qui se déshabille l’album
Me tourneboule enfin.

AU CONTRAIRE

C’est porté retrouvé sans mon corps
Sois gentille prête-moi ton corps
Avant la fin des hostilités
Pendant que le millénaire caduc s’étiole
Dans le rétroviseur inversé de nos vies
À la foire d’empoigne de notre amour verglas
Écrasons-le d’arrêt bus ivrogne
Secouons-le de plaisanteries pédantes
Requin d’eau de toilette
Avale moi dans le torrent
Qui coule des cataractes enflées
Pendant que les soliveaux s’écroulent.

FUREUR DE PERDRE

Mettons nous d’accord d’abord
Un vrai de vrai
N’a pas peur d’écoper par dépit
Il donne l’ordre de tuer
Tous ceux qui flanchent
Au temps fatidique des méchants
Qui est venu et refuse de repartir
Sans laisser de victimes dans son sillage
Je suis le poète des kamikazes
J’ai un neuf millimètre flambant au poing
Je m’en viens faire du ménage
Demain ça va crever
Jusque dans nos salons l’écran
Du sang frais pour hauts gradés
Régnant avec fieffée autorité
Sur qui pisse le plus loin
Et qui a l’air d’avoir la plus grosse
Car dans la chambre pathologique
Ils vont résoudre ça la crise mondiale
Après leur massacre savant ne craignez pas
Les pavés sanglants que l’on vous balance
À votre place je ménagerais mes munitions
Je signerais le mot d’ordre
J’entérinerais ma mission.

SUIS-JE MOINS LIBRE QUE L’AIR?

J’ai créé un univers constellé
Un continent de peau tâtonnant
Sur une planète faite d’os et d’encens
De moelle et de radicaux libres
Un exploit parfumé à la sueur de mon front
C’est là-dedans que je vous entraîne
Mais vous avez encore le choix
Je suis Dieu
Mais vous avez le choix
De dormir au gaz ou de vous éclairer
Derrière le coup de grâce du présent
Je suis né faute de pouvoir
Faire autrement
Dans le contexte
C’était la meilleure décision
Vu les équarrisseurs d’oubli
J’ai vite aussi compris
Que je devais me faire petit
Que l’on ne devait pas m’entendre
Ni me voir trop en même temps
Je suis convaincu maintenant
Que la sensibilité si elle est un cadeau
C’est d’un cadeau empoisonné
Dont on veut certainement parler.

APRÈS LA NUIT

Parmi les photos des portés disparus
Tu fais du yoga d’un genre très particulier
L’aurore te lacère tu vogues aux blessures
Tu cisailles le granit du ciel
Traces vers la gravité des ponts
De toutes parts tes imputables intentions sifflent
Aux couloirs exsangues de la lumière
De la vérité qui ne se dit pas toute
Si d’aventure nous égarions le plan
Je m’armerais d’une petite lampe
Nous tâtonnerions d’une main à cran
Nous chercherions ensemble le chemin
Et s’il s’agissait là d’une illusion
Le moins que l’on pourrait en dire
C’est qu’elle serait désormais partagée.

PASSAGE À VIDE

Les ongles d’aube crissent aux fenêtres
Un cérémonial impromptu tremble
Les aiguilles lorsqu’elles s’affolent
Ne sont d’aucun secours aux horloges
Les cycles qui gouvernent en témoignent
Il nous faut tour à tour reprendre la route
À la rescousse des secrets mal gardés
Mes lèvres frôlent les frontières
Tu es chargée d’une mission aux nerfs emmurés
Chaque matin l’embardée nous suffoque
Vu l’angle d’égarement du monde
Il faut bien enclencher quelque chose.

APPEL AU COMBAT

J’ai longtemps gavé mes circuits
Au pétrole étincelant des révoltes
Je me suis nourri des soutes regorgeant de torpilles
Sous l’emprise de son corps j’ai dévisagé
L’équilibre précaire le poids du monde
L’appel des vertiges de même que les fauves
Sortis indemnes du combat allongé
Je recule maintenant livide et déployé
Impatient face au défi du labyrinthe
Attisant les flammes qui m’en expulsent
Pour le cas où mes résistances flancheraient
Et où je choisirais de sauter.

DES CHOSES QUI S’EFFACENT

Le désordre défend mon rythme
L’atmosphère mon registre de repères
Dans la foulée la rue se vide
D’un seul coup le trottoir disparaît
C’est le noir total
Et conclusif de mon esprit
Quand je reviens à moi
Près du monticule de mots joliment cordés
Je suis surpris quoique volontaire pour la leçon
Des infortunés de la gravité.

RENOUVELER LE GENRE

J’arpente un dédale de mémoire
Une main dans les flammes du présent
Je parcours l’autre
Écrasée sous le déchargement
Du passé que les accidents de parcours
Quelque part sur terre déclinent
J’erre d’une solitude à l’autre
Tributaire d’une folie qui n’est pas la mienne
Exilé du sort où la volonté manque
Mes rides appellent à l’aide
Des lambeaux de confidences sacrifiées
Déchirent les affiches à mon effigie
Je rédige un journal égaré
Vagabond torve comme toujours
Stationnaire dans l’espace fragmenté
Où mon coeur bat sans s’en apercevoir.

PETIT RIEN DE PLUME

Je salive l’infecte morve des souvenirs humains
Et parfois me surprend à penser comme eux
Je façonne l’argile d’où naîtront les corps
Destinés à l’apanage probant de la rixe
Quelle jouissance saurait nous absoudre
Au dérapage n’ayant de cesse
Quand chaque jour décommande l’avenir
Réajuste les rites à l’aplomb
Sur une pente raide n’existant que par le poème
Fatigué vidé de ces mots incitant l’indulgence
À bout de souffle sans pour autant commettre d’impair
Je garde dans ma main le regret de la tienne
Encore plus claquante fibreuse que d’habitude.

TORNADE DANS UN VERRE D’EAU

En coup de vent la grenaille
Engendre le frisson qui partout m’oblige
À répandre ce bruit dans la vie
Je néglige le fatras contondant de la langue
Avec une syncope de dire aux poings
Ma voix ressuscite jusqu’aux pires erreurs
Je m’abreuve à la source des slogans
N’ayant pas cours au fleuve de mes idées
Pris au piège des détonations sourdes
Collé par la langue au centre de tri de la page
Je suis coupable des pires atrocités
L’inachevé m’arrache les ailes
Comme on écrase une mouche
La vie reste un mot sans marche arrière possible
Une notion tellement facile à effacer.

CHAIR SUR IDÉE

C’est par un jour
Au calcul dompté
Fort de la sentence
Que l’on mérite sur terre
Que je maudis le ciel
De ses anges et saints
C’est aussi
Avec moult frissons
Que je me tourne
Vers toi
Toi qui es là
Pour les ivrognes
Les poètes
Et les putains
Toi qui sait
Que les bandits
Sont bien meilleurs
Que les politiciens
Pour le peuple
Dans les bras
Duquel anodin
Je fais tapisserie
Avec la foule.

TIREZ TIREZ JE SUIS POÈTE

Si tant est que je m’effondre
Là où la nuit azimutée capitule
Ce sera la tête entre les paumes
Implorant à la danse des brisures
De m’épargner au joug de l’espoir
Car en un mot comme en mille
Tirez tirez ! Je suis poète !
J’ai hâte de succomber
À la solution létale de la vérité

Never never mind demain 28 04 2011

Aide-moi ma molécule nucléaire
Comme une centrale en furie
Une qui force la langue à fond
Pendue au cou d’aucune raison

Heureusement pour l’alcool
Puisque la vérité ça dissout
Never mais never mind demain
D’autant qu’il reste à boire

D’ici là, dispatche-moi toute ta peine

C’est un index dans la merde
Que chaque amour se gagne
Car seulement au fond du puits
Retrouve-t-on un goût à la vie

Coup de batte parfois pif paf
Bruit de dent qui craque
Éclair d’allumette un flashe
Et subtile picotement

Autrement never mind demain

Aime-moi ma molécule nucléaire
Comme une centrale en furie
Une qui force la langue à froid
Pendu au cou d’aucune saison

Chanceux encore pour le poison
Fixe ta ration mais toute façon
Dépassé l’inutile de le nier
L’avenir n’appartient qu’à de la pure

C’est le majeur dans l’engrenage
Que la vague avale le tsunami
D’ici là, use-moi les lèvres
Laisse-moi boire ton chagrin

Never never mind demain

Parade de désir

5 05 2011

Le désir est une parade
Qui me dissout en jeune fille
Dans la foule de ton souvenir

Plein gaz vers le mur qui nous sépare
Pourvu que ça change du trou
À l’arête de son cou je me répare

Tous feux sur sa langue
D’autant qu’elle le hurle
Fort au bout de ma nuit

Pendu tête en bas j’appuie
Sur le sang de son troupeau
Sans la cicatrice d’une alliance

Réduit au maquis étanche
On tranche un chemin brut
Au gras de la connexion mure

Qui relie tous les points
Machette ensanglantée
Cousue à notre dernière main

Pourvu que ça déchire
Sur la chair que l’on étire
Soudée aux éclats entre nous

C’est agrippés à rien qui ressemble
À de la fin en soi ni même un début
Que nous touchons à l’union, enfin

Caressant la catastrophe
En avant la cornemuse
Et les pétards d’artifice

Le désir est une ruade
Qui s’empresse de torréer
Avec le verbe aimer

Éternel matin

23 01 2011

Personnellement je me passerais certains jours
Et du goût amer sans compter la mer à boire
Bombe thermonucléaire dans la fourmilière
Fini l’autoréalité télévisée dans la galaxie

Défaire refaire parfaire pour qui à quoi bon faire?
Quand on fait le tour pourtant on le voit bien

C’est sale le monde pis à part ça ça schlingue
Hitler comparé à moi rien de moins qu’un Saint

En attendant d’être gradé j’ai l’air plutôt morpion
Pourtant garantit que cela pourrait être pire

Un coup le méchant sorti viendra le Bon
Et qu’à force de pratiquer on se pend au con

Et le rouleau de corde puis ma foi tel qu’on y est
Je prendrais bien un autre verre si tu fais le guet

À la renverse d’un chien écrasé au carrefour
Je rédige un monde sans igloos qui font l’amour

Sous un palmier chantant un air de samba
Je lave le chiottes de ma caravane sans fla-fla

Accroche-toi bien ti-minou car j’ai bien peur
De t’annoncer qu’en vérité je ne suis plus fou

Même qu’à cette heure c’est dur à croire
Mais même je ne suis plus saoul

Accroche-toi bien mon poux ce soir on part
Et j’ai le pressentiment qu’il va venter fort fort

Parce que le monde est pour les autres
Et à la place de cette putain de chaire

Dont les canons ne veulent surtout pas
Je vais te délivrer mon bout du sacrifice

C’est ton nom que je m’écrirai sur le corps
Tel un drapeau de charpie en flotaison

Pourvu que cela éclate

18 01 2011

C’est quelques miettes avant que minuit ne sonne
Au milieu de la fin mais pas au début que

Je sirote en attendant le calvaire
Riant de cette escapade à laquelle je me cramponne

Les mensonges blancs serrés de noir et moins aisés
Me font sourire alors que je grince des dents

Dans la rue je fixe les morts et souris aux vivants
Tel un pantin sans queue ni tête toujours je rêve

Avec encore du sang coagulant sous les ongles
Et mon panache toute fureur face au vent

Pourvu que la terreur enfin n’éclate
Tel un volcan sur le seuil du firmament

Et que mon assonance frétille alors
Que je lâcherai à jamais mes billes au dehors

Dans le torrent autour du carré de sable
Que je foule de mon dernier doigt de pied

Avant que de me soustraire à ce plaisir de pestiféré
Partout sur mon chemin le crapuleux désordre

En route vers le désert qui sera des vacances
Déguisé en décolleté ivre de romance

Après le tour du propriétaire
Tu ne pourras plus me taire

Par y aller comme bon me semble
Mal embouché qui encore tremble

Plus que trois minutes à tirer
Tire le trait sur un méfait

Dans le nouveau jour plutôt radieux
Je te hurle ‘more’ à la place de mes adieux

Et parce que le clavier ne trouve plus sa cédille
On devra me parachuter aux alentours d’une fille

Avant que mon cœur de pierre ne retourne au crime
Par manque à gagner pour une meilleure rime

Depuis toujours

18 01 2011

Poésie frontale euphorie de clarté x
En travers la gueule du temps

Alors que dehors se prépare à livrer
Un lendemain de soudaine force

Exercice extrême de solide lumière
Au ventre de la plus longue nuit

Le matin cogne fort du poing
À la fenêtre inerte de l’âme

Contre ce recoin minuscule ou rien
Que l’infinitésimale beauté qui remue

Des jours réclamant en somme leur du
Notre éternel présent prêt à mordre

Soit ton cou en souvenir d’une corde
Ou ma foi jusqu’au bout de son sang

Entendre autant de voix que de douleur
Dans ce lien brisé entre nos cœurs

Je crépite avant d’emprunter ton corps
Et d’y recueillir ses pépites d’étincelles

Tel un diamant

29 01 2011

Grosse goûte de fiel au goût musclé
Sur le contour d’une langue de glace

Bâton enfoncé dans la roue
Tatouant rouge sur blanche la vie

Exit du cimetière now tout ou rien
Que toi et moi après l’Apocalypse

Je fais le saut de l’ange tout bas
Jusque vers chez tes bras

Mon egomanie te saoule la voix
Choisit son frame contre-nature

Au lieu des actions qui précipitent
Les gains et les pertes d’inconscience

Je me laisse couler en chute libre
Sur le fil de tes reins alambiqués

Nous partons sur demain l’aventure
En voyage éclair au sommet

J’efface les points de repère
Traçant leur cible dans ton dos

Le serpent à sornettes crache
Dans ta peau des lettres

Tu tiens mon cœur tout creux
Dans les six mille ans de ta main

Comme on redoute le cri de l’éveil
Après un violent sommeil

Allons dévisager l’avenir
Qui scintillera tel un diamant

Pas cher de ma raison

4 03 2011

Fini d’entendre plus de permission
On rage au bout du nerf qui claque

Adieu le crack et l’insoumission
On nage dans un lac sans fond

Merde à la paix rendu en-bas
On entre en scène armé aux dents

Le nez cassé du ptit Jésus
Lui apprendra à me cracher dessus

On bave au bout d’une laisse qui snap
Fuck le contrat bienvenue Judas

On joue mais joue de tout notre saoul
À la prochaine partie d’échec

S’en va camper près du sommet
Chanter le sauvetage à des noyés

Qui se caressent le creux du lobe
Avec des mots beurrés de microbes

Au bord d’une crise qui pète
On saigne en signes la décision

Tatoue icitte notre confession
Sur un accord en barreaux sciés

Overdose de jamais assez
Dans un décor de ciel qui krach

On bave au bout d’une laisse qui snap
Brule le constat welcome Judas

Graffigne icitte notre démission
Graffigne icitte notre démission

Je es surtout un autre

24 01 2011


Un peu tout croche sans sa censure
Je ne combats plus la démesure
Dans le manque d’oxygène ouvragé
Mon cœur est Judas en permission
Qui siffle un air de barreaux sciés
Comme le nez du ptit Jésus cassé
Sur l’artère de mon croisement

Je vais me faire chanteur de blues
Et glisser ma voix dans ta blouse
Ramper vers le sommet des ventes
Et sortir enfin de ma tente
Que je porterai comme une robe
En te caressant le creux du lobe
Avec des rimes pleines de microbes

Sans un vers moindrement intelligent
Dans l’attirail de mon armement
Au rythme du dernier tango
Je me lance en piste ardent
Prêt à écorcher tous les risques
Pourtant dit-on c’est ça vas-y
Tu vois enfin mon Dan ça chie
C’est ça qu’est l’Amour pardi
Tu viens de comprendre enfin
Ce qu’est ici-bas la vie mon MAN

Quand je me prenais pour un artiste
En termes chiantifiques disons
Mon cœur séchait comme un étron
Et beaucoup de petites mouches
Voletaient largement autour en rond
Brodant leur cantique du pire
Incapable de pleurer alors
Mieux valait surtout en rire

Ensuite je me déguisai en auteur
Puis en concepts sentencieux
Ma batterie brillait sans chaleur
La nuit de toutes ses braises
Comme un proton libre comme l’air
Attirant des neutrons las
Qui uppercut pour que soit
Je les enterre ou je les casse

Depuis les coups de fouets de clarté
S’acharnent sur mon âne
Sur le chemin du retour au bien mal fondé
Je rassemble mes Pharaons de poussière
Revenant au Panthéon en pyjama
Pour les danse du serpent à sornettes
Sans une danseuse à laquelle éventrer
Ne serait-ce que sa petite culotte

Un peu plus brute que la césure
Dans ma sphère qui carbure au radium
Il me manque d’atmosphère
Le cœur est devenu un vaurien
Qui tire la laisse d’un gros chien
Comme deux mensonges acculés
Se frottant une main dans l’autre

Je vais me faire chanteur de blues
Et glisser ma voix dans la bouse
Enfreindre ma loi du haut de ta pente
Sortir enfin de mon manque d’aplomb
Que je revêtirai tel un sale con
En caressant le bas de ta jupe
Avant de me moucher dedans

Sans un Dieu pour m’emprisonner
Dans ce pénitencier pas de clef
Juste l’harmonie des cuillères
Qui me préparent un autre fixe
Sur le point de renier même ma mère
Pourtant dit-on c’est ça
Tu vois enfin mon Dan bien clair
C’est ça qu’est l’Amour putain!
Un animâle doit se tromper souvent
Avant que de redevenir humain

De Blogs supprimés

Ça Rock au FMI

Ne Tirez Plus! Nous plaidons
Coupables, archi-coupables
Mais c’est-tu de ma faute
À moi si les gens écouttent une chose
Mais en comprennent une autre?

« On va toujours trop loin,
Pour ceux qui vont nulle part »
Falardeau

Nous avons fait un croche
Sur le retour de Pittsburgh
En passant par Istanbul
Pour un fixe de répression Turque
Et Otan les Armoricains là-bas
En Transpennsylvanie
Z’étaient fier fier que Doparama
Avaient chopé sa deuxième présidence
Maintenant GI Chose en chef
Au Conseil d’Insécurité
Otan le reste du monde
Avait surtout remarqué
La clause qui rendait la FMI
Totalement propriétaire
Des cordons de la Bourse Mondiale
Que toutes les questions
À résoudre pouvaient se tapper
Une pute en fûmant du crack
Une canette entre les cuisses
Sur l’autoroute sans fin
Aux frais de la Banque du Monde

Vu que la thune est
Maintenant à la même place
Que le flingué en Chef
Et d’un bout de cordon autour de ton cou
Que il n’y en aura plus
De problèmes Mondial
Qu’ils ne pourront pas te régler
Avec la force de leur gouvernail
Contre le vent qui lève
Même un fleuve

Tiens! V’là ta ration de pilules
Qui vient d’abouler:
Dors mon pitt!…
Tu ne veux pas savoir
Ce qui s’en vient…

Knock, knock, knock!

Patience. La crise arrive par vagues, comme les contractions à la naissance! elles vous frappent et puis cessent, puis recommencent et s’arrêtent. Tout dépend de si vous comprenenz qu’il y a des contractions à la naissance ou si vous participez à votre propre naissance. Pour naitre, vous devez tourner votre “tête en bas”, ce qui signifie que vous devez diminuer l’importance de tout ce qui vous semble actuellement important. – Michael Laitman

Pendant que les poissons
Visitaient la caverne ordalique
L’année de l’agenda noir

Nos médécins pour la famine
Ont rassemblé les eugénistes
Autour d’un dîner bien arrosé
Du pétrole à perfusion

Des somnifères à neutrons
Alors que le nouvel ordre
Surfaçait par les craques
Vite… allûme la lumière!

Nous sommes
Dans l’obscurité au massacre depuis
Temps immémoriaux trop occupés
À se diviser dans une fracture
De tibias bien alignés

Cette nuit le tondage de la foule
Va aterrir en hélico sur votre parterre
Ce sera le cirque à ciel couvert

Des jeux de gladiateurs en kevlar
Pour les qui regardent ailleurs
Pus que de reprises sur les blogues
Le kakaka ne répond plus!

Mais Bienvenue sur l’Unternet
La réponse aux nouveaux problèmes
Systématiquement à vos postes
Sortez le dernier litre de nectar
Marchez le coeur haut-la-main
Vous en aurez besoin

Éclaboussés aux jantes ensanglentés
Des véhicules cagoulés tout-terrain
Pour notre noire insécurité

Faites le choix de rigueur maintenant
Venez en groupe visiter nos camps
Les autobus sont alignés
Au bord du déluge invisible
C’est ça la spiritualté

Personne ne vous a dit que ce serait juste
Un peu avant le terrain vague du pavor
Fiez-vous aux phares dans les nuages
De polymère renforcé
Au coin de votre rue tournez en rond
Jusqu’à ce que nos renforts aboulent

Ne faites pas le 9-1-1…
Toutes nos lignes sont présentement occupées!

Signez vos formulaires dons d’organes
Mais signez avant l’uppercut droite

Péril et dame Nation

Tous en route vers l’humanité
Grand défilé pour la Paix
Joignez-vous au rang du combat
Tels des multiplicateurs de force
Nous allons marcher sous le soleil
Impitoyable de la damnation
Et nous ruer de nuit jusqu’au jour
Ou nous finirons par la trouver
Cette fichue prétendue
Civilisation nous qui avons
Si longtemps attendu
Pour que la sauce prenne
Nous méritons bien d’y goutter

L’Empire du Total Déni
Fournira les antidépresseurs
Et moult antipsychotiques remix
Jusqu’au basculement de cédule
De manière à vous faire observer
De première main amputée
Que la guerre c’est une forme
De paix non-conventionelle
War is Peace!, c’est écrit
Et il ne suffit que d’y croire
Vous croyez à l’atome
Mais vous n’en avez jamais vu
La même logique ici s’applique

Par ailleurs les études
Sociodémographiques le prouvent
Aux États-Désunis personne
Ou presque ne s’en soucie
Torture et refus de se plier
Aux lois basiques de l’humanité
Réveillez-vous! Faites comme nous
Cessez de porter le poids en croix
De ce monde aux yeux bandés
Giclant au front d’une douille de teflon

Tous les éléments d’une libération
Psychosomatique sont présents
Dès à présent sans lendemain
Pour une meilleure compréhension
Dressez-vous un plan constricteur
Guerres d’Irak, et d’Afghanistan
Guerre au Pakistan, révoltes
En Chine, missiles sur la Pologne
Déstabilisation de l’Iran
Et Géorgie sur les dents de scie
Porte-avions en Colombie
Un oeil sur le Venézuela
Les scientifiques accourent
Pour fournir une réponse
À notre grande question
Dont l’existence vient en prime

Économisez votre courage
Car l’hiver sera noir
Et ne manquez pas à votre
Devoir de citoyen du monde
Sous peine de vous voir
Fusiller au peloton d’aube cruelle
Prenez bien vos capsules
D’exécution systémique à neurones
Systématiquement rien de moins
Chaque matin il va sans dire
Et pour les oiseaux de nuit
Il y aura alternance de Viagra
Soignez-vous sinon on risque
De vous retrouver meurtri
Avant la découverte finale
Du secret de la Création

En rappel!
Plus que quelque jours
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Dans votre boîte de déceptions.

2013 au Calendrier

Rien n’était vôtre sauf quelques centimètres cubes dans votre crâne…
– George Orwell

Ce fut après de considérables crises
Des guerres dans tous les coins
Plusieurs famines gérées aux as
Voyez les plaques en or sur l’âtre
Sans oublier les déplacements
De peuples pandémisés à tout va
Pendant l’effort du dernier redressement
Et l’usage d’armes thermonucléaires
Dans le bosquet épineux des non-alignables

De manière que la démographie
Du monde tel que certains
L’avaient un jour connue
N’était plus qu’un souvenir
De gars trop saoûl pour se rapeller

La Terre menait son combat tenace
Dans le but de se débarasser
Des créatures défectueuses
Et malgré que les statistiques
Indiquaient hors de tout doute
Que les nombres avaient été sabrés
Il n y avait pas la lueur d’un fin
Au massacre enrégimenté

La correction menait bon cours

Le refroidissement climatique
Ayant serré ses crocs sur le globe
Nous avions baptisé le minimum solaire
Le Minima Bin Laden
En une ode destinée au pouvoir
De déni absolu de l’humanité
Devant la ténacité des faits
Relatifs à la réalité objective
En attendant quelque commentaire
Qui nous permettrait de revenir d’exil.

1998 – 2011 Random

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