Pêle-mêle

Présent décomposé

Never never mind demain

28 04 2011

Aide-moi ma molécule nucléaire
Comme une centrale en furie
Une qui force la langue à fond
Pendue au cou d’aucune raison

Heureusement pour l’alcool
Puisque la vérité ça dissout
Never mais never mind demain
D’autant qu’il reste à boire

D’ici là, dispatche-moi toute ta peine

C’est un index dans la merde
Que chaque amour se gagne
Car seulement au fond du puits
Retrouve-t-on un goût à la vie

Coup de batte parfois pif paf
Bruit de dent qui craque
Éclair d’allumette un flashe
Et subtile picotement

Autrement never mind demain

Aime-moi ma molécule nucléaire
Comme une centrale en furie
Une qui force la langue à froid
Pendu au cou d’aucune saison

Chanceux encore pour le poison
Fixe ta ration mais toute façon
Dépassé l’inutile de le nier
L’avenir n’appartient qu’à de la pure

C’est le majeur dans l’engrenage
Que la vague avale le tsunami
D’ici là, use-moi les lèvres
Laisse-moi boire ton chagrin

Never never mind demain

Parade de désir

5 05 2011

Le désir est une parade
Qui me dissout en jeune fille
Dans la foule de ton souvenir

Plein gaz vers le mur qui nous sépare
Pourvu que ça change du trou
À l’arête de son cou je me répare

Tous feux sur sa langue
D’autant qu’elle le hurle
Fort au bout de ma nuit

Pendu tête en bas j’appuie
Sur le sang de son troupeau
Sans la cicatrice d’une alliance

Réduit au maquis étanche
On tranche un chemin brut
Au gras de la connexion mure

Qui relie tous les points
Machette ensanglantée
Cousue à notre dernière main

Pourvu que ça déchire
Sur la chair que l’on étire
Soudée aux éclats entre nous

C’est agrippés à rien qui ressemble
À de la fin en soi ni même un début
Que nous touchons à l’union, enfin

Caressant la catastrophe
En avant la cornemuse
Et les pétards d’artifice

Le désir est une ruade
Qui s’empresse de torréer
Avec le verbe aimer

Éternel matin

23 01 2011

Personnellement je me passerais certains jours
Et du goût amer sans compter la mer à boire

Bombe thermonucléaire dans la fourmilière
Fini l’autoréalité télévisée dans la galaxie

Défaire refaire parfaire pour qui à quoi bon faire?
Quand on fait le tour pourtant on le voit bien

C’est sale le monde pis à part ça ça schlingue
Hitler comparé à moi rien de moins qu’un Saint

En attendant d’être gradé j’ai l’air plutôt morpion
Pourtant garantit que cela pourrait être pire

Un coup le méchant sorti viendra le Bon
Et qu’à force de pratiquer on se pend au con

Et le rouleau de corde puis ma foi tel qu’on y est
Je prendrais bien un autre verre si tu fais le guet

À la renverse d’un chien écrasé au carrefour
Je rédige un monde sans igloos qui font l’amour

Sous un palmier chantant un air de samba
Je lave le chiottes de ma caravane sans fla-fla

Accroche-toi bien ti-minou car j’ai bien peur
De t’annoncer qu’en vérité je ne suis plus fou

Même qu’à cette heure c’est dur à croire
Mais même je ne suis plus saoul

Accroche-toi bien mon poux ce soir on part
Et j’ai le pressentiment qu’il va venter fort fort

Parce que le monde est pour les autres
Et à la place de cette putain de chaire

Dont les canons ne veulent surtout pas
Je vais te délivrer mon bout du sacrifice

C’est ton nom que je m’écrirai sur le corps
Tel un drapeau de charpie en flotaison

Pourvu que cela éclate

18 01 2011

C’est quelques miettes avant que minuit ne sonne
Au milieu de la fin mais pas au début que

Je sirote en attendant le calvaire
Riant de cette escapade à laquelle je me cramponne

Les mensonges blancs serrés de noir et moins aisés
Me font sourire alors que je grince des dents

Dans la rue je fixe les morts et souris aux vivants
Tel un pantin sans queue ni tête toujours je rêve

Avec encore du sang coagulant sous les ongles
Et mon panache toute fureur face au vent

Pourvu que la terreur enfin n’éclate
Tel un volcan sur le seuil du firmament

Et que mon assonance frétille alors
Que je lâcherai à jamais mes billes au dehors

Dans le torrent autour du carré de sable
Que je foule de mon dernier doigt de pied

Avant que de me soustraire à ce plaisir de pestiféré
Partout sur mon chemin le crapuleux désordre

En route vers le désert qui sera des vacances
Déguisé en décolleté ivre de romance

Après le tour du propriétaire
Tu ne pourras plus me taire

Par y aller comme bon me semble
Mal embouché qui encore tremble

Plus que trois minutes à tirer
Tire le trait sur un méfait

Dans le nouveau jour plutôt radieux
Je te hurle ‘more’ à la place de mes adieux

Et parce que le clavier ne trouve plus sa cédille
On devra me parachuter aux alentours d’une fille

Avant que mon cœur de pierre ne retourne au crime
Par manque à gagner pour une meilleure rime

depuis toujours

18 01 2011

Poésie frontale euphorie de clarté x
En travers la gueule du temps

Alors que dehors se prépare à livrer
Un lendemain de soudaine force

Exercice extrême de solide lumière
Au ventre de la plus longue nuit

Le matin cogne fort du poing
À la fenêtre inerte de l’âme

Contre ce recoin minuscule ou rien
Que l’infinitésimale beauté qui remue

Des jours réclamant en somme leur du
Notre éternel présent prêt à mordre

Soit ton cou en souvenir d’une corde
Ou ma foi jusqu’au bout de son sang

Entendre autant de voix que de douleur
Dans ce lien brisé entre nos cœurs

Je crépite avant d’emprunter ton corps
Et d’y recueillir ses pépites d’étincelles

Tel un diamant

29 01 2011

Grosse goûte de fiel au goût musclé
Sur le contour d’une langue de glace

Bâton enfoncé dans la roue
Tatouant rouge sur blanche la vie

Exit du cimetière now tout ou rien
Que toi et moi après l’Apocalypse

Je fais le saut de l’ange tout bas
Jusque vers chez tes bras

Mon egomanie te saoule la voix
Choisit son frame contre-nature

Au lieu des actions qui précipitent
Les gains et les pertes d’inconscience

Je me laisse couler en chute libre
Sur le fil de tes reins alambiqués

Nous partons sur demain l’aventure
En voyage éclair au sommet

J’efface les points de repère
Traçant leur cible dans ton dos

Le serpent à sornettes crache
Dans ta peau des lettres

Tu tiens mon cœur tout creux
Dans les six mille ans de ta main

Comme on redoute le cri de l’éveil
Après un violent sommeil

Allons dévisager l’avenir
Qui scintillera tel un diamant


Pas cher de ma raison

4 03 2011

Fini d’entendre plus de permission
On rage au bout du nerf qui claque

Adieu le crack et l’insoumission
On nage dans un lac sans fond

Merde à la paix rendu en-bas
On entre en scène armé aux dents

Le nez cassé du ptit Jésus
Lui apprendra à me cracher dessus

On bave au bout d’une laisse qui snap
Fuck le contrat bienvenue Judas

On joue mais joue de tout notre saoul
À la prochaine partie d’échec

S’en va camper près du sommet
Chanter le sauvetage à des noyés

Qui se caressent le creux du lobe
Avec des mots beurrés de microbes

Au bord d’une crise qui pète
On saigne en signes la décision

Tatoue icitte notre confession
Sur un accord en barreaux sciés

Overdose de jamais assez
Dans un décor de ciel qui krach

On bave au bout d’une laisse qui snap
Brule le constat welcome Judas

Graffigne icitte notre démission
Graffigne icitte notre démission

Je es surtout un autre

24 01 2011


Un peu tout croche sans sa censure
Je ne combats plus la démesure
Dans le manque d’oxygène ouvragé
Mon cœur est Judas en permission
Qui siffle un air de barreaux sciés
Comme le nez du ptit Jésus cassé
Sur l’artère de mon croisement

Je vais me faire chanteur de blues
Et glisser ma voix dans ta blouse
Ramper vers le sommet des ventes
Et sortir enfin de ma tente
Que je porterai comme une robe
En te caressant le creux du lobe
Avec des rimes pleines de microbes

Sans un vers moindrement intelligent
Dans l’attirail de mon armement
Au rythme du dernier tango
Je me lance en piste ardent
Prêt à écorcher tous les risques
Pourtant dit-on c’est ça vas-y
Tu vois enfin mon Dan ça chie
C’est ça qu’est l’Amour pardi
Tu viens de comprendre enfin
Ce qu’est ici-bas la vie mon MAN

Quand je me prenais pour un artiste
En termes chiantifiques disons
Mon cœur séchait comme un étron
Et beaucoup de petites mouches
Voletaient largement autour en rond
Brodant leur cantique du pire
Incapable de pleurer alors
Mieux valait surtout en rire

Ensuite je me déguisai en auteur
Puis en concepts sentencieux
Ma batterie brillait sans chaleur
La nuit de toutes ses braises
Comme un proton libre comme l’air
Attirant des neutrons las
Qui uppercut pour que soit
Je les enterre ou je les casse

Depuis les coups de fouets de clarté
S’acharnent sur mon âne
Sur le chemin du retour au bien mal fondé
Je rassemble mes Pharaons de poussière
Revenant au Panthéon en pyjama
Pour les danse du serpent à sornettes
Sans une danseuse à laquelle éventrer
Ne serait-ce que sa petite culotte

Un peu plus brute que la césure
Dans ma sphère qui carbure au radium
Il me manque d’atmosphère
Le cœur est devenu un vaurien
Qui tire la laisse d’un gros chien
Comme deux mensonges acculés
Se frottant une main dans l’autre

Je vais me faire chanteur de blues
Et glisser ma voix dans la bouse
Enfreindre ma loi du haut de ta pente
Sortir enfin de mon manque d’aplomb
Que je revêtirai tel un sale con
En caressant le bas de ta jupe
Avant de me moucher dedans

Sans un Dieu pour m’emprisonner
Dans ce pénitencier pas de clef
Juste l’harmonie des cuillères
Qui me préparent un autre fixe
Sur le point de renier même ma mère
Pourtant dit-on c’est ça
Tu vois enfin mon Dan bien clair
C’est ça qu’est l’Amour putain!
Un animâle doit se tromper souvent
Avant que de redevenir humain

Sous les bombes

11 12 2010 Pour elle, je chanterai sous les bombes
Nourrissant les alentours qui tombent

Sous la tourmente d’un sacrifice

Déluge d’intentions créatrices

À genoux au carrefour d’un bordel
Notre âme en fusion éternelle

Camping forcé en Ford Focus
Mon Doux, mon Dieu que tout est juste

Ses lèvres la nuit me fendent l’écorce
Chaque lendemain vaut un pesant de force

Je m’abreuve aux sources de son mystère
En lui cachant que je veux devenir mère

La seule Union ou y a pas de grève
Égratigne un X on torche une trêve

Mon ange descendu droit du fiel
Ma qui ne se croise pas à la pelle

Pour elle, je nourrirai les tombes
Enterrant l’avenir en un dernier soupir

Sous la tourmente d’un sacrifice

Déluge d’intentions créatrices

À genoux au carrefour d’un bordel
Notre âme en fusion éternelle

En haut de son clin d’œil – le ciel
Me parle en signes précurseurs

On remonte la côte pédale au fond
Pas pour rien que le monde est rond

Son cœur me tatoue sans douleur
En une effluve d’avertisseurs

Bumper sticker du Canadien
Coucher de soleil main dans la main

Formule stupeur sous lunettes noires
Mauvais calcul œil au beurre noir

Au nord d’Éden au bord de la mer
Je sarcle des mines dans ton désert

Plus nue qu’un papillon
Tu me tamtam tes intentions

Merde à la loi guerre aux vauriens
Serpent à sornettes qui fait youyou

Dans ta dégaine de petit voyou
Tu siffles un fruit entre tes dents

Chaque jour, je me mord plus fort
Pour m’assurer que je rêve à tort

Force de lenteur au villes qui brûlent
Arrive accouche qu’on décapsule

Dans la stupeur sans médicament
Je ne vois que toi au firmament

Pour elle, je donnerai volontiers ma vie
Afin que son illusion ne perdure

Sous la tourmente d’un sacrifice

Déluge d’intentions créatrices

À genoux au carrefour d’un bordel
Notre âme en fusion éternelle

Passé composé

Au Déluge de l’Insanité

Bienvenue du bon bord
Au déluge de l’insanité
Il suffit de lire les titres
Nageant en pleine science-fiction
Depuis que le présent relève de l’impossible

Moi qui voulais pépère prendre un break
De la course vers ce feu d’une civilisation
Premier site de news sur ma route et Bang!:
Jamais j’aurais cru que la poudre
De la folie se serait répandu si vite
En attendant que les braises
D’endormissement ne prennent
Sur le dernier chanteur de Blues

Obama prix Nobel de la Paix Quoi?
Bush m’a fait perdre cinquante plaques

J’ai du me frotter les yeux
En revenant de la cuisine
Litre de whisky à la main
Vers 6 heures ce matin
J’ai enfin compris le proverbe du boucher
Qui finira toujours le prochain
Obama fois! J’ai de la difficulté à me resaisir
Comme un verre plein à la renverse

Voici un type qu’on a élu haut de gamme
Sur sa promesse de remédier à l’Irak
De ramener les troupes a casa
Pour le mamas éplorées par leur sacrifice
Mais il doit attendre qu’on créé du taff
Sur le territoire les pions se déplacent
Une goute de fiel à la fois

Enroute vers une vraie grosse cris(s)e
Une Californie en glissement de terrain
Une Floride sous les missiles en attendant
Lui, bon joueur qui depuis a ouvert
La déveine du front jusqu’en Afghanistan
Au Pakistan et qui vient juste
De signer le contrat au G20
Pour être président du Conseil
De votre noire insécurité

Quand Iran-nous en guerre?
Et en nucléaire rien de moins!

Sur les conseils du dernier héritier Nobel
Rouge de colère dans sa suite Pappale
Il n’y avait qu’une solution à nue
Au nom d’un Idéal n’importe quoi

Trouver d’autres peuples à décimer
Et c’est Obama qu’a résolu l’énigme
De la grande Tragédie suivant
Toujours la Paix

Avec sa brochette d’experts de la Naze
Hier ils ont dépêché Bruce W en fusée
Pour attaquer la Lune
Ce matin il a mérité son Nobel
De la colonisation
de deux pierres d’un coup
Car sur le retour Willis va nous servir
Un vaccin à toute la planète d’un seul choc

Ne Tirez Plus!
Ce n’est que la pure vérité
Ne pourrions inventer de telles insanités
Pendant un spectacle de virus d’artifice

Or il nous semble vu d’ici
Qu’un Éditorial s’impose
Avant la Tragédie après la Paix

Ma secrétaire balance présentement
Dans tous les coins des pourriels
À la recherche des experts
Qui viendront demain nous expliquer
Comment expliquer à notre muet péril
Ce que cela risque de signifier
Au prix de la Paix
Dans la même semaine on attaque
La Lune, l’économie rampe
Waltz street commence à valser

Les guerres manquent de chair
La mèche made in China raccourcit au g20
Il se chope une deuxième présidence
Comme d’autres une grippe au code postal
Pendant que le FMI sasit les cordons
De la Bourse globale autour d’un verre
Autopsié par la ONU de l’OMS

Et de quelques mineures
Au numéro derrière la photo
Parce que vous le savez aussi bien
Que moi toute la question est là?!

Si elles ont leur papiers d’identé
Je ne dis pas…

Après la pause:

La Défrocratie Aujourd’huiEn direct de Washington – Maison Blanche
En réunion spéciale à travers
Les ébats de nuit de la crise

Le Département de l’Injustice
A finalement admis sous cognac
Petites heures du jour Chambre des tzars
Que l’appareil de télécommunications
Était un bras du gouvernement de libre
Quand il était question de vous espionner
De Washington à Cherche-le-Trou
du Kosovo
Du fond de l’Univers dans un livre de loi

En duplex de Bruxelles – UE
Plus qu’une question de nano-secondes
Pour que le reste de la planète

Retrouve que le fichier fait loi
Tous à vos postes en classe de maternelle
Madame la ministre, voici Émilie
Vient de hacker les ondes d’Eucrazy
Ainsi que de l’Europe encore debout
Pour vous annoncer la sombre vérité
Dans les classes il y aura un atelier
Sur comment préparer ses parents
Pour la Transenazition

En contreplongé – Otansitan
Capsule toute l’actualité sur la polémique
Tout – même vous – est sous écoutte
Vos disques durs nous appartiennent
Mais nous n’étions pas censé vous l’encenser
Alors que là, si un Prix Nobel de la Paix
Peut avouer au peuple qu’ils sont suspects
Jusqu’à ce qu’ils prouvent leur innocence
Après l’analyse de votre cas en détail
Nous déterminerons de votre
Niveau potentiel de deaducation
En état de choc au bord du puits pétrole

Uppercut – Fachistan
La France aussi mérite sa vérité
Ce sera sans froncer une onde que cela
Passera devant le message subliminal
Envoyé par Madame Clitron
Dans sa tirade sur le culture Grecque

Signé d’un geste de la main
Via Nicolas pour Mitterand:
« En OTANistan on pend les présidents,
pour moins que ça!
Regardez mes lèvres déchirer votre visa…
Fini Californication non grata »
Ponctué d’un éternel sourire Channel

Plan de retour – Kosovistan

Fin de transmission, sur une musique de Macédoine.


Ça Rock au FMI

Ne Tirez Plus! Nous plaidons
Coupables, archi-coupables
Mais c’est-tu de ma faute
À moi si les gens écouttent une chose
Mais en comprennent une autre?

« On va toujours trop loin,
Pour ceux qui vont nulle part »
Falardeau

Nous avons fait un croche
Sur le retour de Pittsburgh
En passant par Istanbul
Pour un fixe de répression Turque
Et Otan les Armoricains là-bas
En Transpennsylvanie
Z’étaient fier fier que Doparama
Avaient chopé sa deuxième présidence
Maintenant GI Chose en chef
Au Conseil d’Insécurité
Otan le reste du monde
Avait surtout remarqué
La clause qui rendait la FMI
Totalement propriétaire
Des cordons de la Bourse Mondiale
Que toutes les questions
À résoudre pouvaient se tapper
Une pute en fûmant du crack
Une canette entre les cuisses
Sur l’autoroute sans fin
Aux frais de la Banque du Monde

Vu que la thune est
Maintenant à la même place
Que le flingué en Chef
Et d’un bout de cordon autour de ton cou
Que il n’y en aura plus
De problèmes Mondial
Qu’ils ne pourront pas te régler
Avec la force de leur gouvernail
Contre le vent qui lève
Même un fleuve

Tiens! V’là ta ration de pilules
Qui vient d’abouler:
Dors mon pitt!…
Tu ne veux pas savoir
Ce qui s’en vient…

Knock, knock, knock!

Patience. La crise arrive par vagues, comme les contractions à la naissance! elles vous frappent et puis cessent, puis recommencent et s’arrêtent. Tout dépend de si vous comprenenz qu’il y a des contractions à la naissance ou si vous participez à votre propre naissance. Pour naitre, vous devez tourner votre “tête en bas”, ce qui signifie que vous devez diminuer l’importance de tout ce qui vous semble actuellement important. – Michael Laitman

Pendant que les poissons
Visitaient la caverne ordalique
L’année de l’agenda noir

Nos médécins pour la famine
Ont rassemblé les eugénistes
Autour d’un dîner bien arrosé
Du pétrole à perfusion

Des somnifères à neutrons
Alors que le nouvel ordre

Surfaçait par les craques
Vite… allûme la lumière!

Nous sommes
Dans l’obscurité au massacre depuis
Temps immémoriaux trop occupés
À se diviser dans une fracture
De tibias bien alignés

Cette nuit le tondage de la foule
Va aterrir en hélico sur votre parterre
Ce sera le cirque à ciel couvert

Des jeux de gladiateurs en kevlar
Pour les qui regardent ailleurs

Pus que de reprises sur les blogues
Le kakaka ne répond plus!


Mais Bienvenue sur l’Unternet
La réponse aux nouveaux problèmes

Systématiquement à vos postes
Sortez le dernier litre de nectar
Marchez le coeur haut-la-main
Vous en aurez besoin

Éclaboussés aux jantes ensanglentés
Des véhicules cagoulés tout-terrain
Pour notre noire insécurité

Faites le choix de rigueur maintenant
Venez en groupe visiter nos camps
Les autobus sont alignés
Au bord du déluge invisible
C’est ça la spiritualté

Personne ne vous a dit que ce serait juste
Un peu avant le terrain vague du pavor
Fiez-vous aux phares dans les nuages
De polymère renforcé
Au coin de votre rue tournez en rond
Jusqu’à ce que nos renforts aboulent

Ne faites pas le 9-1-1…
Toutes nos lignes sont présentement occupées!

Signez vos formulaires dons d’organes
Mais signez avant l’uppercut droite

Péril et dame Nation

«Le monde est dangereux à vivre. Non pas à cause de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire». Albert Einstein

Tous en route vers l’humanité
Grand défilé pour la Paix
Joignez-vous au rang du combat
Tels des multiplicateurs de force

Nous allons marcher sous le soleil
Impitoyable de la damnation
Et nous ruer de nuit jusqu’au jour
Ou nous finirons par la trouver
Cette fichue prétendue
Civilisation nous qui avons
Si longtemps attendu
Pour que la sauce prenne

Nous méritons bien d’y goutter

L’Empire du Total Déni
Fournira les antidépresseurs
Et moult antipsychotiques remix
Jusqu’au basculement de cédule
De manière à vous faire observer
De première main amputée
Que la guerre c’est une forme
De paix non-conventionelle
War is Peace!
, c’est écrit
Et il ne suffit que d’y croire
Vous croyez à l’atome
Mais vous n’en avez jamais vu
La même logique ici s’applique

Par ailleurs les études
Sociodémographiques le prouvent
Aux États-Désunis personne
Ou presque ne s’en soucie
Torture et refus de se plier
Aux lois basiques de l’humanité
Réveillez-vous! Faites comme nous
Cessez de porter le poids en croix
De ce monde aux yeux bandés
Giclant au front d’une douille de teflon

Tous les éléments d’une libération
Psychosomatique sont présents
Dès à présent sans lendemain

Pour une meilleure compréhension
Dressez-vous un plan constricteur

Guerres d’Irak, et d’Afghanistan
Guerre au Pakistan, révoltes
En Chine, missiles sur la Pologne
Déstabilisation de l’Iran
Et Géorgie sur les dents de scie
Porte-avions en Colombie
Un oeil sur le Venézuela
Les scientifiques accourent
Pour fournir une réponse
À notre grande question
Dont l’existence vient en prime

Économisez votre courage
Car l’hiver sera noir
Et ne manquez pas à votre
Devoir de citoyen du monde
Sous peine de vous voir
Fusiller au pelotton d’aube cruelle
Prenez bien vos capsules
D’exécution systémique à neurones
Systématiquement rien de moins
Chaque matin il va sans dire
Et pour les oiseaux de nuit
Il y aura alternance de Viagra
Soignez-vous sinon on risque
De vous retrouver meurtri
Avant la découverte finale
Du secret de la Création

En rappel!
Plus que quelque jours
Abonnez-vous à Ne Tirez Plus!
Recevez nos News-à-larmes direct
Dans votre boîte de déceptions.

2013 au Calendrier

Rien n’était vôtre sauf quelques centimètres cubes dans votre crâne…
– George Orwell


Ce fut après de considérables crises

Des guerres dans tous les coins
Plusieurs famines gérées aux as
Voyez les plaques en or sur l’âtre

Sans oublier les déplacements
De peuples pandémisés à tout va
Pendant l’effort du dernier redressement

Et l’usage d’armes thermonucléaires
Dans le bosquet épineux des non-alignables

De manière que la démographie
Du monde tel que certains
L’avaient un jour connue
N’était plus qu’un souvenir
De gars trop saoûl pour se rapeller

La Terre menait son combat tenace
Dans le but de se débarasser
Des créatures défectueuses
Et malgré que les statistiques
Indiquaient hors de tout doute
Que les nombres avaient été sabrés
Il n y avait pas la lueur d’un fin
Au massacre régimenté en vue
La correction menait son cours

Le refroidissement climatique
Ayant serré ses crocs sur le globe
Nous avions baptisé le minimum solaire
Le Minima Bin Laden
En une ode destinée au pouvoir
De déni absolu de l’humanité
Devant la tenacité des faits
Relatifs à la réalité objective
En attendant quelque commentaire
Qui nous permettrait de revenir d’exil.

Puisque Dieu existe, j’en suis!

Dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se marraient et mariaient leur enfants jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche, et ils ne se doutèrent de rien jusqu’à ce que le déluge vint et les emportât. – Matthieu XXIV, 38-39


Bienvenue à notre paroisse radiophonique

Dans le présent contexte économique
Bienvenue au congrès stérilité rampante
Tout tombe à pic comme les vacances
Les petits retournent en classe d’innocence
Et cela laissera plus de temps à nous
Madame! Sauvez la planète vous aussi
Lâchez l’eau, elle est polluée
Vos futurs enfants le contre-confirmeront

Plus que quelques jours pour vous repentir
Dépêchez-vous faites vos dons ovulaires
Donnez mais donnez à foison pour la cause
Sur le fil cocumétrique en ce Dimanche feint

Dernier Dimanche de la Création
Faites ça vite bande de losers
Nous acceptons les jeunes reins en ligne
Si vos ados sont dans une piquerie
Pas problème pas problème

Suffit d’entrer ses coordonées
Et mensurations
dans le formulaire
Intervenir en cas de doute

Notre équipe d’experts formés à McGill
Avec un simple X s’occupera du reste

Profitez mais profitez maintenant
Du spécial tous pour prix unique

Or pour revenir aux choses graves
Notre homélie en ce très feint jour
S’intitule: Le monde spirituel dirige
Le théâtre des opérations vu de haut
Cela explique avec une claire précision
Pourquoi nous vivons en ruche de masse

Tels que de vilaines fourmies
Aspergées quotidiennement par les F-18
Du Ministère de la Défonce Nationale
Aux particules d’aluzeihmer et de barreaux
Coupés aux somnifères métalliques lourds

Mais peu s’en faut car rien ne va plus
Et rien n’entravera l’ascension simple

Des qui lisent dans les livres Feints
Et prennent cela au mot littéralement
Ont sauvagement compris ce qui nous attend

Ces grands livres maintenant disponibles
Sur ce site en format poche moitié prix
Sont des allégories, suffit d’écoutter
Notre beau Grégory, on entend la déférence
Des réalités spirituelles maquées par
Des mots d’hommes et de femmes
De tous les coins et à toutes les sauces
Afin de les inclure dans le grand plan
De la création de viles créatures
Que vous êtes, et que moi
Je m’en passerais mais je suis
Tout juste son instrument

Et ceci en prendra quelques uns
Par courbe en suspens torrentiel
La même chose est vrai des News :
Gaza par exemple, cela n’existe pas
Israel pendant qu’on y est, symbole
Renforcé par le matraquage médiatique
Des principes qui nous passent d’altitude

Une énergie diront les Niouve Ageux
Alors personne ne s’en casse plus pour si peu
Par ailleurs tout – ainsi que tu – avez une fin
Les péchés de Jésus dont d’ores
Et déjà depuis longtemps épuisés
Game Over nous clignote sur l’urêtre

Puis la crudité de ce jour est claire
Gaza a longtemps donné l’impression
D’une particule toujours là-bas au loin
Dans une sphère flottant sur un champ de tir

Mais l’heure est grave et le piston presse
Et dans cette dernière dépêche
Mon boss m’a avisé de vous préparer
Car nous allons tous recevoir Gaza ici
Comme dans le grand livre il est écrit
C’est le clash final antipersonnel
Totalement patentée de l’humanité
Nous allons cirer des bottes azimutées
Mais mangez mangez donc du celeri
Obamageddon dans un champ de brebis

Car si vous voulez notre avis?
Pendant que c’est encore gratuit
Donnez, donnez nous tout avant
Que tous les chiffres soient alignés
Pour vos animaux domestiques
Nous avons la ligne 1-800 Athés
Ils sauront quoi en faire quand
Il ne restera plus rien à bouffer

Pour ceux qui jurent qu’en Dieu et
Qu’en cette Église qu’est
Votre seule unique dernier recours

Planche de salut, repentez-vous!!!
Demandez-lui pardon sur notre site
À genoux les filles
de la rangée croche
Pour ceux qui savent tout
Sinon aussi pertinemment

Que ici on ne vous raconte
Rien que de la pure sainte vérité
Rendez-vous la semaine prochaine
De l’autre bord
du déluge
Nous vous redresserons l’échine free
Sur nos 666 chaînes tédéchargeables
Sans poses publicitaires
Ni ceintures de fasteté.

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Kabbale

Croire c’est surtout douter
Au processus des reflets
Quand la lumière divine
Fracasse le Kli
Je me harcèle
Quand vais-je enfin
Vivre en Elle?

Pendant ce temps-là
Dans un univers parallèle
Je dégraffe le corsage
De sa Sagesse et clarté
Infirme d’espoir
Et croyante tous azimuts

Nous avons franchi le seuil
Au temps qu’il reste pour savoir
Que l’on ne peut plus douter
Et il sera écrit dans le béton
Des 3 livres circulaires
De la prochaine illusion
Que la racine carrée du plan
De la Création
De l’idée initiale
Tend sa dernière joue
Vers les vaisseaux
Par leurs antennes d’ADN

Vais-je une nuit finir
Par vivre en Elle?


Coup Sûr

Savoir c’est
Ne plus espérer
Pour une surprise
De sa boîte d’alphabittes

Comprendre c’est
Ne plus arnaquer
La courroie qui serre
Les noix de la laisse

Et laisser le fleuve
Couler tranquille
Tous les submersibles
Cramponnés derechef
Dans la déchirure

Mais la Foie
Fera la foire
Nanoponctuée aux jambes
Atrophiées par le sang
Au bout du dernier fixe
Dans le tournant

Et ce sang
Se souvient de sa Voie
Parce que le vent
Va bientôt virer
Sa capine verte
De bord
Même si c’est difficile
Encore par moments

Dans l’ivresse molle
Du petit jour hésitant
J’ouvrirai le ton
À des secousses sans nom
J’embraserai des miettes
Pour en extraire
Mon charbon
Ardent.

Dans la face de Dieu

Je crèverai dans les camps

Ou me défoncerai

Dans un champ

Abolissant ma cohue

Écrasant mes vices

Dans la liberté qui elle

Se creuse par le dedans

Quand la lumière s’insinue


J’avalerai du bitume

Chiant de l’asphalte

Par tous les trous

Qui seuls me restent

Dans l’ordonnance

Des micro-pucelles injectées

Aux résistants las

Sur le liste rouge


Nous marcherons peut-être

Ensemble à travers

Une nuit noire et bleue

De notre chaos inspiré

Par le besoin de se trouver

Une veine

Pour shooter notre fin

Dans la face de Dieu.

À quoi bon

À quoi bon cracher
Sur ma tombe
Je suis trop vieux
Pour mourrir ainsi
Puisque c’est écrit
Dans les commentaires
Du petit livre carré
Déguisé en trou rond
Mais trop jeune
Pour me battrehélas
Contre l’impensable
Cet entonnoir virulent
Par lequel nous allons
Tous passer
Dès demain
Lorsque le feu
Affrontera Babylone
Nous arrivons à
La guerre totale
Cela sera des vacances
Il y aura de la place
Après la vague première
Les rues auront
Le pavé qui dort
Les filles nous
Tiendront peut-être
La main coupée

Nous sentirons moins
La misère éternelle
Car le sommeil
Emportera ceux qui nient
Comme des oiselets
Qui tombent durs du nid
Laissant leur position
Aux lueurs assassines

Fini téléinfiremerie
Bybye Céline Diote
Youpi les pissenlits
Par les racines
C’est reposantsous terre
Je me souviens
Plus très bien
De qui je suis
Mais je me rapelle
De qui
Je ne suis pas

Cela calme
Quel réconfort
La terre vu du dedans
Ça repose du vent
Qui souffle impitoyable
Sur les randonneurs
De grands chemins

Ce soleil cuisant
Sur la peau perdue d’avance
Des revenants du cosmos
Au dernier tour
De virevolte endiablée

Nous sommes venus
Mettre un peu de lumière
Dans ce sombre monde
D’aveugles mal entendants
Car nos organes
Sont faites de cris
De tempête et de foudre
Qui ne demande
Qu’à en découdre

Nos armures de lumière
Rêvent de se la jouer
À la dure
Alors que notre àme
Se fait toute petite
Dans sa poupée.

Le Créateur Crashe

Le Créateur
Crashera tout, il
Crachera la lumière
Pour que les Créatures
Apprennent à recevoir
En un premier temps
Sans trop oser
De question

Puisque donner
S’avère plus satisfaisant
Que de prendre
Nous la partagerons
Dans la seconde
Instance
Avec ceux
Qui nous intéressent

Puis au troisième jour
Nous lui rendrons
La pareille
En un renoncement
Des plus parfaits
Aux choses obsolètes
De ce bas monde.

2000-05

AVIS DE RECHERCHE

Nés au pays qui consiste jusqu’ici
À passer dans le temps
C’est tiré comme des traits
Que l’on nous exécute doucement
Accentuant sur le petit feu

Exposés nous le sommes
Paranoïaques aux pétards d’artifice
Sous un orage de feux de forêts

Alors que démentiel, derrière les portes
Le spectacle du quotidien persiste
C’est l’Histoire dans son engrenage
Où l’avenir de l’Humanité en sale déroute

Civilisation sous le joug avec un grand H
Du mensonge savant, qui s’impose en vérité
Telle une évidence, d’une clarté aveuglante
Que l’on trace confusément entre des nuages
Dans un tas de points de repères imaginés
Dont certains seront précipitamment final
Torturés entre les lignes
On nous aplatit les neurones
En mesurant nos allers
Sur les kilomètres de statistiques en retour
Qui constituent le scénario déjanté
De nos corps mal positionnés au présent.

RÉCHAUFFEMENT DE LA PLANÈTE

J’enfonce l’accélérateur poétique
De ma peine d’amour
Contre vents et reflux
Sans perspective, alors-là nul espoir
De croiser la prunelle de ses yeux comme ça
C’est avec la pédale donc
Écrasée dans le plancher
Que je m’arrache au ravissement
De sa main dans la mienne
Comme un ange maudit
Parfois aussi, je m’appuie le front
Contre le pare-brise du camp
De sa vie de chaque jour
Et je roule toute la nuit
Sous le ciel étiolé
Vers mon extase de croisière
Dans les hauteurs des vieilles terres
Et l’abnégation ultime
Du réchauffement de la planète
Retentit comme un tatouage naïf
Un nouvel attrape nul.


LA PREMIÈRE PIERRE

Je lance donc à mon tour
Les dés couleur de désastre
Je parie qu’à coup sûr ?
Du temps il m’en reste
Pas tant que ça
Dans le casino titubant
Où l’inspiration me charrie
Jusqu’au concours extrême
Des carrés bordés d’as
Niant en silence le contraire
Et les fenêtres éventrées
Détroussées comme des touristes
En nœuds si serrés
Qu’on aspire à l’ambition
Les conséquences sont poétiques
Au secours à la sensation
Admise dès l’entrée
Sur le socle antidérapant
Des idées à l’abri.

À LA RENVERSE

Plus j’avance dans cette folie
Qu’on appelle furieusement la vie
Plus ça tourne au drame
Plus le monde rapetisse
Plus je me laisse glisser
Comme une victime creuse
Sans patente pour me blinder
Vers la tourmente imminente
Plus je gagne de terrain
Moins j’appartiens à maintenant
À nulle part, devant rien
Ce que je dis
Je l’ai acheté
Avec de drôles de fleurs
Poussées sous le macadam
Que nous arpentons
Striés de séquelles
Sur le trottoir du fantasme
Je vous ai reconnu
Jusqu’aux abords
De notre rencontre
Du cent septième type
Mais là c’est comme si
Je ne me souvenais de rien.

QUESTION DE SCIENCE

Avec les bancs d’un brouillard
Que vos avalanches et soubresauts
Ne secoueront pas facilement
Ce que je crois, je l’ai acheté
Au plus offrant des marchands
D’une catastrophe patentée de toute part
Au prochain strophe qui vous terrassera
Des piques bleu nuit au matin de jeudi
Il y a de ça et il y a aussi
Les rouges raisons des ecchymoses
Qui piquent jusqu’aux creux des yeux
En passant par la raison déraisonnable
Mes mauves regrets sont rares
Tout reste hélas à guérir
Des coups foireux en série
Aux déchirantes traces
De piqûres fraîches.

PETIT MATIN

Devant les simagrées
De l’ennemi potentiel
Café noir et blanc d’oeil
Baisers dans le cou
Je me plie en quatre
Dans le genre serviable
Plus j’avance dans son maquis
Un millimètre à la fois
Moins j’en réchappe
Des morceaux incongrus
Comme une tornade
Elle cherche déjà la mer
Après sa ration inéluctable
De destruction salvatrice
Plus elle avance
Moins elle baisse les bras
Plus ça se corse
Plus j’en suis la preuve
Irréfutable
Je me coltine des frais
Devant les simagrées
De l’ennemi potentiel.

OTAGE DE POÈME

Alors que le jour tourmenté
Grimpe aux barreaux de cette page
Pardonnez-moi ma faute de pouvoir
Impossible de ménager
Une majorité des otages
Le long rouillé d’une route
J’enterre pêle-mêle les indisciplinés
De leur propre ignorance
Je les renvoie comme ils sont venus
Les yeux vissés vers le haut
Les convaincus durs comme fer
De la vertu innocente et amplement répandue
Des numéros trop souvent perdants
Ne m’en voulez pas trop, rien de personnel
Je suis un poète, je lance des mots
Vers le fond d’un puits magique
À première vue sans fond
Une crevasse miraculeuse dans la page
Vers la source des grappes d’écho
Au rassemblement de signal
Un félin a ralenti dans les sphères
Quand vos pensées lui parviendront
On croira sans nul doute
Au déraillement d’un train
À perte de firmament
Dans le soir byzantin.

PASSÉ DÉCOMPOSÉ

À l’ombre des indomptables flocons
Recouvrant lentement
Dans le dépotoir des souvenirs
Je m’habitue tragiquement
À la séduction qui décape
Les slogans à la mode, bien entendu
Comme des trous noirs de la pensée
Dans mes idées qui vagabondent
Mais qui toujours respirent
Occupant la différence
Dans mon journal de traverse
Depuis d’imbuvables semaines
Au ralenti des sentences compulsives
Toute ma vie passe
En revue les flash si bien incorporés
Du passé décomposé qui hante mes nuits.

MILLE SOUPIRS

Si les regrets se dilatent
Lorsqu’ils rencontrent
Mes pupilles froissées
Comme des draps
C’est que je m’acclimate
Marchant sur les braises
Je songe à la vitesse
Pendant qu’elle me dévalise
Des souvenirs précieux
Dévalant des pentes
Je rêvasse en douce
Des reflets qui ensoleilleront
Ses jambes un peu gauches
Ses légers renflements
Pour le reste de ma vie.

SOUS UN CIEL D’ENCRE

Ce que je me retrouve
À faire pour être
Ma beauté, ma misère
Au ralenti dans la version
Filmique avec toi
Ma beauté, ma misère
Restera entre nous
C’est clair, avec toi
Ma beauté, ma misère
Et c’est sous notre ciel d’encre
Que tout cela, avec toi
Ma beauté, ma misère
M’est arrivé avec toi
Ma beauté, ma misère
À la rencontre de tes cotés
Pour le meilleur
Avant les relents du pire
Qu’est encore à venir.

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